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L’ARMISTICE.
naux qui, méconnaissant l’autorité régulière, pou-vaient, sur l’ordre du comité qui les dirigeait, seporter à quelque extrémité dont les suites étaientincalculables. Il se réservait seulement, après quel’ennemi aurait quitté Paris, de prendre les me-sures nécessaires pour faire rentrer dans l’ordreles bataillons réfractaires et dissoudre l’autoritéinsurrectionnelle à laquelle ils obéissaient. Lapremière précaution consistait à écarter touteoccasion de contact direct entre les soldats del’émeute et ceux de l’armée d’occupation. A ceteffet, on décida que deux cordons de troupes se-raient établis sur les points principaux. Le pre-mier, formé par des soldats d’infanterie de ligne,serait le plus rapproché de l’ennemi ; mais onpouvait compter sur la discipline de la divisionFaron qui fournissait ces troupes, et sur la soliditéet la dignité de son. attitude, pour n’avoir rien àcraindre des quelques rapports obligés qu’elle au-rait avec l’armée allemande. Une seconde ligneserait placée plus en arrière, et s’étendrait de laplace Pereire à la place Vendôme; elle devaitarrêter au passage tout groupe armé, et l’empê-cher d’arriver jusqu’à la troupe formant le pre-mier cordon. On demanda à la garde nationale defaire l’important service de cette seconde ligne;mais pour obtenir qu’elle y consentît, il fallutpayer double solde aux gardes qu’on parvint à