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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

aussitôt la ville. L’ennemi se résigna difficilementà cette extrémité, qui diminuait encore le caractèredéjà si peu triomphal de son entrée dans la capi-tale de la France, et il chercha, à l’aide de mes-quines subtilités, à retarder son départ. M. deBismarck objecta que la paix ne pouvait être con-sidérée comme conclue que lorsqu’il aurait entreles mains l’acte même qui consacrait sa sanctionpar l’Assemblée. Ce spécieux prétexte prolongeaen effet de vingt-quatre heures le séjour des Prus-siens à Paris, mais il faillit amener le conflit quele gouvernement s’était avec tant de soin étudié àéviter.

2 mars.

Lors de la discussion des conditions relatives àl’entrée et au séjour des Prussiens dans Paris, lequartier général allemand avait insisté pour queles officiers et soldats du corps d’occupation fussentadmis à visiter les principaux monuments '. Maisles négociateurs français objectèrent que bien desdangers, et même des rixes sanglantes, pouvaientrésulter de semblables visites ; elles devaient for-cément mettre en contact les visiteurs allemandset la population, qui surveillait avec un soin jalouxtoutes les issues du quartier où l’occupation avait

1 Voir aux Appendices.