ARMÉE DE PARIS.
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visites domiciliaires ont lieu, pour la recherchedes armes, à l’usine à gaz d’Aubervilliers et ausiège de la compagnie, 6, rue Condorcet; troiscent cinquante fusils y sont enlevés. Enfin, le103° bataillon se présente en armes au Luxem-bourg pour y enlever un canon ; on réussit à ga-gner du temps sans livrer la pièce réclamée, maison est obligé, pour éviter un conflit, de laisser lagarde du Luxembourg à la garde nationale.
Le soir meme, arrive à Paris la nouvelle quel’acceptation des conditions de paix a été votée parl’Assemblée nationale, et M. de Bismarck en reçoitaussitôt l’avis par'une dépêche télégraphique offi-cielle datée de Paris à dix heures un quart. U n’estpas douteux que cette dépêche causa un vif désap-pointement au quartier général de Versailles.L’ennemi s’était flatté qu’il aurait la joie ineffabled’humilier plus longtemps le vaincu : tous les corpsde troupes qui composaient l’armée allemandedevaient successivement, dans le projet de l’état-major général, venir par fractions visiter Paris.On avait compté que l’examen du traité de paixpar l’Assemblée nationale donnerait lieu à de longsdiscours et occuperait de nombreuses séances. Lanouvelle de son acceptation subite, le jour mêmeoù l’on pouvait croire sa discussion à peine com-mencée, obligeait les Prussiens, d’après les termesmêmes de l’armistice consenti par eux, à évacuer
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