ARMÉE DE PARIS.
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pu éclater. Dans l’après-midi, la foule accouruten masse compacte aux Champs-Elysées, et ellepilla et saccagea les établissements des cafetiersou restaurateurs qui — par force ou de bon gré —avaient ouvert leurs portes aux troupes allemandes.
Libre désormais de toute préoccupation du côtéde l’ennemi, le commandant en chef put songeraux moyens qu’il convenait de prendre pour triom-pher des désordres intérieurs et mettre un termeà la situation inquiétante qu’entretenait leur pro-longation. Elle n’avait d’ailleurs fait que s’aggraverencore pendant les journées des 2 et 3 mars : lesmanifestations continuaient à la Bastille; au fau-bourg Saint-Antoine, un bataillon appartenant auquartier de Belleville s’était montré en armes, etétait venu enlever quatre pièces de canon sur lesremparts du 1 er secteur; les armes des militairesmalades à l’hôpital Saint-Antoine avaient été pil-lées, il s’y trouvait deux mille fusils. Au 9 e secteur,un parc était établi place Jeanne d’Arc, et lesémeutiers, aidés par quelques marins, remon-taient sur leurs affûts les pièces des fortifications.On signalait aux remparts les mômes faits de vio-lence et de dilapidation : la poudrière du bastion 89est prise et défoncée, et le soir devaient éclater,ainsi que nous le dirons plus loin, des désordresencore plus graves.
Le 3, les manifestations avaient encore dimi-