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L’ARMISTICE.
dire dans quels rangs et de quel côté ils iraientcombattre? La prudence exigeait donc que ceshommes fussent immédiatement congédiés. Mais,pour arriver à ce résultat, une mesure généraleétait préalablement nécessaire, c’était le licencie-ment de l’armée de Paris.
Cette mesure était certainement facile à prendre,mais plus difficile à exécuter. Il ne faut pas oublierqu’à la date du 3 mars les Prussiens occupaientencore tout le terrain délimité par l’armistice,c’est-à-dire une sorte de circonférence dont lerayon était de plus de quarante lieues autour deParis. Il n’était donc pas possible de renvoyer àpied ceux de ces militaires qui avaient plusieursétapes à faire; ils se seraient trouvés, lors de leursdifférentes stations, en contact avec les Prussiens,dans des conditions désastreuses et sans vivres nilogements.
On ne pouvait davantage songer à se servir desvoies ferrées. Elles avaient toutes été coupéesautour de Paris, et leur rétablissement n’avait lieuqu’avec une extrême lenteur, à cause des im-menses dégâts causés sur les lignes par les travauxmilitaires exécutés pendant le siège par l’ennemiaussi bien que par nous. Celles de ces lignes quiavaient réussi à rétablir leur circulation, notam-ment la ligne du Nord, qui avait été ouverte lapremière, avaient été utilisées d’abord au trans-