ARMÉE DE PARIS.
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port du ravitaillement de Paris. On peut voir ci-dessus, dans notre journal des événements dumois de févu-ier, que c’est seulement dans la nuitdu 13 au 14 février que les premiers convois devivres purent arriver à Paris, et il a fallu plus dequinze jours pour ravitailler la capitale. A la datedu 3 mars, toutes les lignes de chemin de fer setrouvaient rétablies, sauf celles de l’Ouest, quin’allaient pas au delà du Mans, et que les Prus-siens exploitaient d’ailleurs pour leurs propresbesoins. Le licenciement des troupes était donc,à cause de toutes ces raisons, une mesure d’uneexécution excessivement difficile, qui surtout nepouvait avoir lieu aussi rapidement qu’on l’auraitvoulu.
La garde mobile de Paris se trouvait tout natu-rellement dans ses foyers, et pouvait être licenciéesur-le-champ; mais ce licenciement présentaitplus d’inconvénients que d’avantages, et menaçaitmême de devenir un danger. En effet, le travailn’avait pas encore repris à Paris, et si l’on rendaità eux-mêmes et à la liberté absolue de leurs mou-vements les vingt et un mille soldats de la mobilede la Seine, on jetait pour ainsi dire sur le pavé,et au milieu de l’oisiveté la plus grande, ces jeunesgens exaltés et turbulents qui avaient déjà donnépendant le siège tant d’exemples de leur mauvaisesprit et de leur insubordination. Dans ces der-