ARMÉE DE PARIS.
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dats maltraitent et insultent leurs officiers, lesarrêtent et les conduisent, sous bonne escorte,devant le Comité central républicain. Celui-ci, quin’a pas encore toute la cynique audace qu’il doitmontrer plus tard, fait mettre les officiers en li-berté ; mais leur vie demeure toutefois menacée,et les hommes de ces bataillons sont tellementexaltés qu’on peut craindre à tout moment qu’ilsne poussent leur coupable rébellion jusqu’au mas-sacre de leurs officiers. Ces mêmes hommes osentencore, à la suite d’un tel acte, envoyer des dépu-tations au quartier général du commandant enchef, où elles viennent en grand nombre apporterleurs réclamations et leurs griefs. Mais on ne veutmême pas entendre ces indignes soldats, et on lesrepousse comme ils le méritent.
En même temps qu’on opérait le licenciementde la garde mobile de la Seine, on effectua celuides vingt-six mille mobiles des départements voi-sins de Paris, qui n’avaient pas plus de quatre joursde route à faire pour regagner leurs foyers. Onleur fit distribuer des vivres pour ces quatre jours,ainsi que leur solde de route, de telle façon qu’ilspouvaient facilement, et sans crainte de manquerdes moyens de subsistance, arriver jusqu’au chef-lieu de leur département. Là, ils devaient êtredissous et dirigés par petits groupes jusqu’à leurrésidence. Cette catégorie comprenait :