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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

niers jours, on les avait vus pactiser avec l’émeuteet se joindre aux manifestations : ils étaient à laBastille, mêlés aux mouvements populaires; ilsétaient aussi avec ceux qui pillaient les munitionset les canons, et enfin, le 26 février, ils avaientaccompagné dans leur expédition les meneurs quiavaient cherché à débaucher les marins à la Pépi-nière. Toutefois, pour donner le temps de trouverdu travail à ceux de ces hommes qui pouvaientêtre disposés à rentrer régulièrement dans la viecivile, le ministère de la guerre alloua, le 7 mars,à la garde mobile de la Seine une indemnité delicenciement de dix jours de solde. Mais ce licen-ciement ne s’accomplit pas sans désordres : lessociétés secrètes, telles que le Comité de vigilanceet autres comités insurrectionnels, avaient déjàjeté leur dévolu sur ces futurs adhérents, dont ungrand nombre passa en effet au service de l’émeute.Le 7 mars, le 10" bataillon se révolte rue de Laval ;il enlève son commandant et l’entraîne, bien sur-veillé et bien gardé, jusqu’à la place du Château-d’Eau. A une heure du matin, des délégués dubataillon se rendent à son domicile pour y faireune perquisition. Deux jours après, le 9 mars, les7 e , 8 e et 16 e bataillons se mutinent à leur tour;évidemment ils obéissent déjà à un mot d’ordre,car dans chaque bataillon les faits d’insubordina-tion se produisent de la même manière : les sol-