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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

pour que cette marche pût être ainsi exécutée. Lanote relative à cet objet fut soumise, le 4 mars, àl’approbation du chancelier fédéral, qui ne fitaucune objection contraire. Dans la journée du5 au 6, les trains qui amenaient les troupes arri-vaient à Mantes ; elles furent aussitôt dirigées surSaint-Germain, et de là sur Paris, où elles en-trèrent le 8 et le 9.

Ce mouvement, bien que M. de Bismarck l’eût ap-prouvé, avait failli ne pas réussir. L’état-major gé-néral prussien, dans la personne deM. deMoltke,avait rappelé, le 7 mars, que quelques jours au-paravant, àSaint-Ouen, des coups de fusil avaientété tirés sur un avant-poste prussien *. Se fondantsur ce précédent, il protesta, par dépêche adres-sée au quartier général français, contre les ordresqui avaient été donnés pour l’arrivée de nostroupes. Il demandait que Mantes fût évacué sur-le-champ , afin qu’il pût faire traverser la Seine àdivers corps allemands dans les environs de cetteville. Heureusement cette dépêche parvint troptard à sa destination; elle était envoyée le 7, etportait l’indication de onze heures du soir; à cemoment la plus grande partie de la première co-lonne de nos soldats était déjà à Saint-Germain,la seconde devait y arriver le lendemain, et il était

1 Cet incident s’était produit dans la nuit du 1 er au 2 mars,pendant l’occupation prussienne.