ARMÉE DE PARIS.
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dirigées de IVogent-sur-Marne, où l’on fait arrêterle train, sur le fort de Vincennes, afin d’éviter lepassage dans Paris.
16 mars.
Le 119° de ligne, envoyé à Versailles pour yrelever les Prussiens, n’avait pu occuper sur-le-champ les casernes de la vûlle, qu’il était avanttout urgent de nettoyer et d’assainir. On y atten-dait la division Iîruat, destinée à servir de gardeà l’Assemblée et qui devait remplacer le 119''. Cerégiment dut, en conséquence, aller camper àSatory; mais il y fut assailli, le 10 mars, par unevéritable tourmente de neige qui lui causa degrandes souffrances : on le fit aussitôt rentrer enville et loger chez l’habitant. Il avait ordre derevenir à Paris dès que la division Bruat seraitarrivée. Mais l’émeute du 18 mars suspendit ledépart de ce régiment, qui forma l’un des pre-miers éléments de la nouvelle armée constituée àVersailles.
Le même jour, à Paris, une collision semblesur le point de s’engager vers onze heures du soir,au 9° secteur , entre le 134 e bataillon de la gardenationale qui veut piller les poudrières au nomdu Comité central, et le 21 e bataillon qui a l’ordrede les garder p mr le gouvernement régulier etqui se déclare prêt à les défendre. En présence de