ARMÉE DE PARIS.
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Un grand conseil eut lieu; on y discuta la ques-tion d’une offensive indispensable et immédiate,qui devait avoir pour but deux points principaux :la reprise des canons, armes et munitions enle-.vés et gardés à vue par les bataillons dévoués auComité central; la dissolution de ce comité etl’arrestation de ses membres. L’Assemblée allaitse réunir dans peu de jours : pourrait-elle délibéreravec calme et sécurité, à quelques lieues seulementde Paris, alors que l’émeute y régnait à peu prèsen souveraine maîtresse? L’opération offensiveavec l’objet qu’elle se proposait fut donc aussitôtadoptée et décidée en principe.
Des considérations d’une autre nature — pure-ment militaires — obligeaient le général en chefà ne pas partager sur tous les points l’avis una-nime du conseil. Il reconnaissait parfaitementavec lui la nécessité d’une offensive énergique;mais, par les raisons que nous allons dire, il au-rait préféré qu’elle fût encore ajournée. Les ma-nifestations de la place de la Bastille avaientdémontré que le Comité central comptait desadhérents dans plus de la moitié des bataillonsde la garde nationale 1 ; on ne pouvait donc espé-rer le concours absolu de cette force reconnue enpartie hostile, d’autant plus qu’à la suite de l’ar-mistice un grand nombre des gardes nationaux
1 Voir aux Appendices.