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L’ARMISTICE.
appartenant au parti de l’ordre avaient, pour di-l’erses raisons, quitté momentanément Paris. Enmême temps, beaucoup d’hommes du môme partiavaient profité de la conclusion de la paix pourdéposer leurs armes et reprendre leurs affaires.Ainsi, les gardes nationaux sur le concours des-quels le gouvernement aurait pu porter sa con-fiance étaient ou absents, ou décidés à rester chezeux et à ne point intervenir d’une manière activedans la grande lutte qui allait s’engager. On pou-vait, en faisant un retour sur le passé, convenirque lors des insurrections survenues pendant lesiège, c’était à la bonne attitude de la partie sainede la garde nationale qu’on avait du de triompherdes tentatives des nombreux partisans de l’émeutequ’elle comptait dans ses rangs. Aujourd’hui ondevait les trouver seuls devant soi. O11 ne pouvaitdonc plus songer à les voir contenus dans ledevoir par l’exemple et la force de résistance deleurs camarades, alors éloignés ou désintéressésdu conflit.
Il était donc certain que tout l’effort de l’actiondécisive qu’on méditait devrait être demandé àl’armée; il ne fallait pas se dissimuler qu’elle était »alors dans de bien mauvaises conditions pour ledonner d’une manière efficace. A l’exception dela division Faron, qui commençait à avoir cettefermeté dont elle a depuis donné tant de preuves,