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ARMÉE DE PARIS.
l’Ecole militaire. C’est là que seraient ramenéeset concentrées les munitions et les pièces reprisesaux insurgés. Le 110 e de ligne resterait à l’Hôtelde ville ; deux bataillons du 120 e à la caserne duPrince-Eugène, et le 89 e de ligne aux Tuileries.Toute l’armée de Paris se trouvait donc mise enmouvement.
Comme il était de la plus grande urgence demettre en état de défense les positions de Mont-martre et de Belleville dès qu’on les aurait enle-vées, on adjoignit à chaque colonne d’attaque unofficier avec une section du génie pour faire dé-blayer au plus vite les obstacles qui gêneraientl’accès des parcs d’artillerie et le mouvement destroupes. « Un officier d’artillerie accompagnera» aussi le général de division pour reconnaître le» nombre des pièces et voitures à enlever et le» nombre d’attelages nécessaires, afin qu’on puisse» procéder de suite à cette opération et les con-« duire toutes à l’esplanade des Invalides. « Lesattelages, haut le pied, seraient en attente auxChamps-Elysées et à la place de la Concorde.
Ces dispositions furent mises à exécution pen-dant la nuit ét accomplies sans difficulté. A cinqheures du matin, les colonnes du général Sus-bielle étaient maîtresses de Montmartre, et cellesdu général Faron des buttes Chaumont.
Ici s’est placé un incident des plus fâcheux dont