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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LARMISTICE.

force, et grâce à lénergie dugénéral Faron, elleparvint à reprendre la liberté de ses mouvements.

A midi, la victoire restait incontestablement àlinsurrection : elle avait repris les buttes Chau-mont et Montmartre. Larmée avait eu de cou-pables défaillances : elle avait laissé sans défenseentre les mains du Comité central et livré auxfureurs de la populace un de ses plus braves offi-ciers , le général Lecomte. Elle navait pas tentédavantage de secourir le général Clément Thomas,qui allait expier dans un infâme guet-apens sestrop justes sévérités contre la lâcheté de certainsbataillons de la garde nationale. En effet, dans lajournée, vers cinq heures du soir, les deux géné-raux étaient fusillés après un simulacre de juge-ment, et des hommes qui appartenaient ou avaientappartenu à larmée prenaient part à cet horribleattentat. Le triomphe de lémeute saffirmait etsinaugurait dans le sang ! Un autre de nos géné-raux, le général Paturel, avait été blessé, et lechef de lescorte dugénéral Susbielle avait été tué.

Un peu plus tard, une foule considérable, com-posée de gardes nationaux et de soldats débandés,se dirige sur lHôtel de ville. Le 120° de ligne,caserné au Prince-Eugène, se laisse circonvenirà son tour, ouvre les portes de la caserne, fra-ternise avec les insurgés et dépose ses armes sansen avoir fait usage. Quant à la garde nationale