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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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ARMÉE DE PARIS.

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appelé l’attention de M. Thiers sur ce grave objet,et l’impression que leurs démarches avaient dûlàirc sur son esprit a certainement exercé unegrande influence sur la décision qui fut prise. Ilest toutefois un fait incontestable : c’est qu’à mi-nuit et demi, alors que le commandant en chef serendit spontanément chez le chef du pouvoir exé-cutif avec la dépêche du colonel Lochner et unenote rédigée à l’appui, aucun ordre n’avait encoreété donné, ni aucune mesure prescrite à l’effetd’envoyer des troupes pour remplacer dans lagarde du fort celles qui venaient de l’évacuer.L’importance de la possession du Alont-Valérienn’a pas besoin d’être démontrée : si l’on n’en estpas maître, il est difficile de se maintenir à Ver-sailles, dont ses obus peuvent gêner les commu-nications ; d’autre part, il est plus menaçant encorepour Paris, qu’il lui est facile de bombarder danstoute la partie qu’il domine. Quand il connut sonabandon, le général en chef avait, comme tout lemonde, estimé qu’il fallait à tout prix réoccuperla forteresse. Il était près d’une heure du matinquand il se présenta à l’hôtel de la présidence.Très-fatigué à la suite des grandes émotions desjours précédents, AI. Thiers prenait quelques in-stants de repos, et on dut le réveiller avant d’in-troduire le commandant de l’armée. Le généralexposa aussitôt au chef du pouvoir exécutif les

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