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LA COMIUXE.
considérations qui militaient si fortement en fa-veur de la conservation du fort. M. Thiers recon-nut bien vite la justesse de ses objections, et iladmit sans discussion l’urgence de la réoccupationdu Mont-Valérien. Les mesures nécessitées parcette décision furent immédiatement prises, etcomme un seul bataillon était évidemment insuf-fisant pour assurer la défense du fort, on arrêtaqu’on y enverrait un régiment tout entier. Lecommandant en chef proposa de confier ce posteimportant au 119 e de ligne, que commandait lecolonel Cholleton. Ce régiment, établi à Ver-sailles depuis le 12 et logé dès le 16 chez l’habi-tant, était sous la main et pouvait être dirigéaussitôt sur sa nouvelle destination. Comme iln’était pas à Paris au moment de l’émeute, iln’avait pas soulfert, et se trouvait au contrairetrès-reposé. Le colonel Cholleton fut immédiate-ment appelé au quartier général, où il reçutl’ordre de former une tête de colonne le plus ra-pidement possible et de la conduire au Mont-Valérien. Le reste de son régiment le rejoindraitensuite, sous le commandement de l’un des chefsde bataillon. En même temps, une dépêche étaitenvoyée au commandant du fort, et lui prescri-vait d’y maintenir jusqu’à l’arrivée des premièrestroupes du 119" les deux bataillons de chasseursà pied qui s’y trouvaient encore.