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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LA COMMUNE.

cennes. Le fort, très-rapproché des lignes prus-siennes et pourvu dune garnison nombreuse,semblait devoir défier toute attaque. II se renditcependant, sans se défendre, à la première som-mation qui lui fut faite par une troupe de gardesnationaux. Sa chute 1 avait une grande importance,à cause des munitions, des armes et des piècesdartillerie quelle faisait tomber entre les mainsdes insurgés. Elle leur donnait en outre un puis-sant renfort, beaucoup des artilleurs qui compo-saient sa garnison étant passés aussitôt au servicede lémeute.

Les quinze jours qui sécoulèrent du 19 marsau 2 avril furent, de part et dautre, employés àlorganisation des forces militaires qui allaientengager la lutte. Il fallait avant tout augmenterleffectif de larmée, et on ne pouvait le fairequavec lassentiment des Prussiens. Les négocia-tions ouvertes à ce sujet furent couronnées dunplein succès. Létat-major général allemand, aprèsen avoir référé à lempereur Guillaume, consentità ce que larmée qui devait tenter de reprendreParis sur la Commune fût portée de quarantemille à quatre-vingt mille hommes. Ce chiffre futmême, peu après, encore augmenté de vingtmille hommes, et au moment nous pûmes

1 Elle eut lieu le mercredi 23 mars.