ARMEE DE PARIS.
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évidemment pressentir. Les sympathies du paysétaient toutes pour le gouvernement, car chacuncomprenait que du triomphe de l’armée régulièredépendait le salut de la société tout entière. Quel-ques démonstrations isolées en laveur de la Com-mune eurent lieu dans certaines villes, telles queLyon, Marseille et Toulouse, où le contre-coupde toutes les insurrections parisiennes s’est tou-jours fait sentir; mais le gouvernement rebelleprofita peu du secours purement moral que cescentres turbulents tentèrent de lui offrir, et lesopérations qui suivirent ne furent nullement en-travées par ces velléités de révo tes demeuréestout à fait locales.
Il est incontestable que le Comité central, quivenait de s’emparer du pouvoir à Paris, commitune grande et irréparable faute en ne cherchantpas à poursuivre immédiatement les avantagesinattendus qu’il avait remportés. Toutes les chancesétaient alors pour lui; il aurait dû, dès le lende-main, tenter l’action offensive à laquelle il ne sedécida que deux semaines plus tard. Il est vrai queles préoccupations intérieures ont pu paralyser toutd’abord ses intentions agressives, si réellement ilen a eu. Son triomphe ne s’était pas établi sansde nombreuses oppositions qu’il lui fallait vaincreà tout prix. Le parti de l’ordre, qui n’avait pascru devoir se montrer pendant la journée funeste