ARMÉE DE PARIS.
251
résistance : le Grand Hôtel devint le quartier géné-ral des forces que l’on put rassembler. La gardenationale de divers quartiers du centre réunit leplus d’hommes qu’elle put, et le nombre en futbien restreint : elle occupa la Bourse et les ruesavoisinantes, la gare Saint-Lazare et les quartiersde l’Elysée et de Passy. L’amiral songea à se ser-vir aussi des troupes du 69 e de marche, qui étaientencore enfermées au Luxembourg. Mais, hélas!cette petite armée était trop insuffisante pourgarder tant de postes et surveiller tant d’issues !Les munitions surtout lui manquaient, et ellen’avait que quelques pièces d’artillerie mal serviesà opposer aux nombreux canons qu’avait capturésle Comité central. Le 28 mars, après diverses ten-tatives infructueuses, et pour éviter un conflit dontle résultat pouvait être désastreux, l’amiral Saissetlicencia les forces qui s’étaient ralliées à lui. Tou-tefois, le quartier de Passy, qui se trouvait le plusproche de Versailles, persista à ne pas déposerles armes et à garder les portes de l’enceinte qu’ilavait conservées. Ces portes, au nombre de cinq,étaient celles du Point-du-Jour, d’Auteuil, dePassy, de la Muette et la porte Dauphine 1 ; les38" et 72 e bataillons ne les abandonnèrent que le31 mars, et seulement en présence de la défection
Voir aux Appendices.