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LA COMMUNE.
valeur de ses troupes. L’armée s’était comportéeavec beaucoup de vigueur; ori pouvait désormaiscompter sur sa solidité; il était certain qu’elle nedevait plus faiblir.
Le résultat de ce combat fut plus considérablepar son influence même sur la suite de nos affairesque par les pertes qu’il causa aux fédérés, dontune trentaine seulement restèrent entre nos mains ;nous avions également recueilli beaucoup d’armesabandonnées. Le but de l’attaque, qui était derefouler les insurgés dans Paris, ayant été atteint,l’armée reçut l’ordre de regagner ses campements.Elle effectua ce mouvement vers trois heures del’après-midi, le combat étant alors complètementterminé. Ce retour ne fut pas inquiété par lestroupes du Comité, et moins de deux heuresaprès, chaque colonne s’était réinstallée dans sesbivouacs. Quanta nos pertes, elles étaient légères :nous avions eu huit hommes tués, et nous rame-nions une trentaine de blessés.
3 avril.
Ce ne fut pas sans un certain étonnement quenous apprîmes, le lendemain au matin, que lesfédérés s’apprêtaient déjà à prendre la revanchede leur échec de la veille, et paraissaient vouloirrenouveler du même côté la tentative qui leuravait si peu réussi le 2 avril. Nos reconnaissances