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LA COM MU ME.
sion intérieure, détournant momentanément del’action militaire l’attention du pouvoir insurrec-tionnel, faciliterait l’entrée de l’armée par le pointqui nous serait livré. Mais cette combinaisonayant manqué soit par suite d’un malentendu, soità cause des appréhensions de ceux qui devaientfavoriser le mouvement, il fallut renoncer à pren-dre la place autrement que par un assaut dont ondevait redouter les périlleuses conséquences.D’ailleurs, le tir en brèche n’avait pas encoredonné un résultat qui permît d’en venir à cettetentative extrême. On avait bien dans la ville leconcours assuré de deux bataillons de l’ordre, les38° et 72 e (de Passy), qui avaient gardé jusqu’au31 mars les portes des remparts de leur quartier.Ces bataillons, bien que licenciés par l’amiralSaisset, occupaient encore certains postes qu’ilserait possible d’utiliser comme points d’appui, etils étaient disposés à se réunir et à prêter leurentier concours au premier appel. Toutefois, ilsne pouvaient rien tenter de sérieux ni d’efficacesans l’aide des troupes régulières.
En effet, la Commune était alors la maîtressesouveraine de la grande cité tout entière. Depuisque la manifestation du 22 mars et l’essai de ré-sistance préparé sous la direction de l’amiralSaisset avaient successivement échoué, le régimede la terreur était imposé à la capitale par scs