PAPILLONS.
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Champagne, la Franelie-Comte, l'Orleanars, le Berry, l’Angoumois, le Maine , le Poitou, etc., etlesar-bres en furent encore distribues gratuitement. La Revolution franpaise arreta pendant quelques an-nees la protection accordüe par l’Etat ä la production de la soie; niais, peu d’annees apres, les diversgouvernements de notre pays, le premier Empire, la Piestauration, Louis-Philippe , et, de nos jours,Napoleon III , encouragerent par tous les moyens possibles l’industrie sericicole, tant par la multipli-calion des müriers et celle des Vers ä soie, ainsi que l’amelioration des races, que par des procedesmeilleurs et plus economiques dans la fabrication. Malgre tous ces efforts, nos cocons indigenessont loin de produire la soie necessaire ä notre fabrication, et chaque annee la P’rance consacre dessommes considerables pour l’importation de cette matiere premiere. Cependant la culture des VersA soie et du mürier s’est beaucoup propagee en France , et ne se borne plus, comme jadis, ä occuperune partie de nos departements du Midi et du Centre; l’on fait des edu.ations de Vers A soie auxenvirons de Paris , ainsi que dans le Nord, et il est probable que d’ici ä peu d’annees on verra cetteindustrie prendre un grand developpement dans cette derniere partie de la France , oü le mürier re-siste assez bien A la froide temperature de nos hivers et aux gele.es tardives du printemps.
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Pour completer le tableau que nous avons trace, nous ajouterons que la culture du mürier passaen Angleterre des le quinzieme siede, et que de lä eile fut, plus tard, transportee en Amerique . oüeile se propagea facilement. La marche de cet arbre, et par consequent celle de l’Insecte qu’il nour-rit, se conlinua assez rapidement depuis cette epoque, et, dans ces derniers siecles, on vit la Belgi-que, la Prusse, l’Allemagne, la Suede, et meme quelques provinces de la Russie , telles que le Cau-case et l’Ukraine , obtenir les cultures du mürier et du Ver ä soie.
Aussi la soie a-t-elle perdu cette grande valeur qu’elle avait dans l’antiquite, et sommes-nous, sousce point de vue comme sous tant d’autres, bien loin de l’epoque oü Vespasien , refusant ä l’impera-trice, sa femme, une robe de cette etoffe, disait : « Donnerai-je tant d’or pour si peu de soie? » Sila soie, par un prix eleve, est restee pendant tres-longtemps le partage exclusif des classes richesde la societe, l’extension considerable donnce ä l’industrie qui la produit l’a popularisee de plusen plus et a permis de se la procurer presque ä bas prix. C’est qu’aussi l’industrie sericicole a prisdans beaucoup de pays, et surtout en France, en Italie et en Angleterre, une extension enorme ;que des millions de bras ont ete necessaires pour en preparer la production, pour la transformer enetoffes, etc., et que des populations nombreuses des campagnes et de grandes villes sont presqueexclusivement employees ä la culture des Vers ä soie etä la fabrication de ce produit. Et neanmoinsla science et l'industrie n’ont pas dit leur dernier mot ä ce sujet; la culture de l’Insecte et de l'arbrenourricier doit encore etre multipliee; les races du Ver doivent etre ameliorees, si meme de nou-velles espüces ne doivent pas etre introduites; les conditions hygieniques dans lesquelles sont pla-cees les magnaneries doivent etre etudiees de nouveau; on doit cbercher ä remedier aux maladies aux-quelles sont sujets les Vers; la fabrication des etoffes doit etre simplifiee, amelioree; des mecaniquesnouvelles doivent venir encore suppleer l’homme dans beaucoup de cas, et laisser ä son intelligenceun plus vaste champ. etc. On a pu admirer, aux expositions universelles de Londres et de Paris , lesmagnifiques etoffes de soie des villes qui se livrent specialement ä cette fabrication; la Science etl’industrie doivent chercher ä en produire encore de plus belles et ä nous les livrer ä meilleur mar-che. Telle est la marche de Phunianite; tel est le progres. II n’est pas dans notre sujet d’enumererles nombreuses etoffes dans lesquelles la soie entre comme element; cela serait trop long et nous
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