PAP1LL0NS.
207
lai’ges, deprnnö et termine par un oviducte tres-saillant chez les femelles; pattes trös-longues; ailesentieres : anterieures longues, etroites, ä apex obtus, ä cöte marque de traits blancs rapproches :posterieures arrondies, ä angle interne prolonge, concolores, et ä dessins eonimuns.
Fig. 16). — Cleodeobie bombyx.
Le nora de ce genre a ete jusqu’ici assez erranl; cette dönomination de Cledeobia, employöe parStephens pour designer un groupe dont Vangtistalis etail le type, a ete elendue avec raison, par Du-ponchel, ä toutes les autres espeees analogues; mais depuis, Stephens lui-meme a cru devoir aban-donner ce nom pour employer celui de Synaphe, et a reporte celui de Cleodeobie au genre llypeno-des de M. Guenee; M. Ilerrich-Schceffer a suivi Stephens dans cette nouveHe voie, et il a applique augenre qui nous occupe le nom de Pyralis; pour nous, ä l’exemple de Duponchel, de MM. E. Blan-chard, Guenee, etc., il nous semble plus naturel de laisser le nom si ancien de Pyralis au genredont le type est la Pyralis farinalis, Lirine, et de conserver ä celui qui nous occupe la denomina-tion de Cledeobia. Quant ä la place que nous assignons ä ce groupe, nous avons cru devoir suivrel’arrangement de Duponchel; cependant nous avouerons que, d’apres les nombreuses afiinites qu’äl’etat parfait les Papillons ont avec les Pyrales vraies, il aurait peut-etre ete plus rationnel de lelaisser, comme M. Guenee, aupres des Pyralidie; toutefois lorsqu’on connaitra les Chenilles, alorsseulement on pourra leur assigner leur veritable place.
Les Cledeobies sont des Insectes de tadle petite ou moyenne pour des Pyralites; on n’en connaitpas un grand nombre d’especes, qui habitent presque exclusivement l’Europe meridionale, dontquelques-unes ont ete prises dans le nord de l’Afrique et en Asie , et qui, dans ces derniers temps,ont ete reparties en trois groupes particuliers : Cleodeobia, Actenia et Eurrhypis. Ces Lepidopteres aiment les lieux secs, chauds, ä la fois sablonneux et garnis d’herbe; ils partenl sous les pieds, et,apres un vol de quelques pas, ils retombent sur le sol en pliant leurs longues ailes l’une sur l’autre.11 y a beaucoup d’afiinite entre ces habiludes et celles des Scoparia, des Stenopieryx, et mente desCrambus; aussi est-il plus probable que leurs Chenilles, qui sont encore inconnues, vivent commecelles de ces dernieres dans des galeries creusees dans la mousse ou sous les touffes d’herbe, plu-töt que de supposer avec Treitscke qu’elles passent leur vie renfermees dans les tiges des roseaux etdes plantes aquatiques. Si les Cledeobies ne se trouventpas dans tous les lieux, du moins elles sontcontmunes dans ceux qu’elles habitent, et on les rencontre par groupes presque toujours tres-nom-breux. Il regne une assez grande confusion dans la distinction specifique, et cela parce qu’il y abeaucoup de Varietes locales et que les sexes different quelquefois considerablement entre eux :M. Guenee, le premier, a mieux determine les espeees que ses predecesseurs, et, pour en faciliter ladetermination, non-seulement il y a cree trois genres, mais encore il a forme trois subdivisions dansle principal d’entre eux.
L’espece typique est la Phalcena erigalis et curlalis, Fabricius; Pijralis anguslalis, Treitscke;bombycatus, Haworth, generalement indiquee aujourd’hui sous le nom de Cleodebia angustalis,Hübner, Dup., Gn. : envergure, environ 0 m ,025; ailes anterieures d’un brun ferrugineux, avec quel-ques traits jaunätres contre la cöte, et deux lignes transversales d’un brun rougeätre : posterieuresd’un gris noirätre. Les femelles varient beaucoup : on en trouve de presque blanches, et d’autres,mais plus rarement, qui sont d’un roux aussi fonce que les mäles. Cet Insecte est commun, danstoute l’Europe, dans les lieux secs, en juillet et aoüt. Parmi les autres espeees, nous citerons lesC. bombycalis, W. V., nelricalis, Ilubner; massitiaris, Duponchel, etc., du midi de l’Europe ; inter-punclalis et morbidalis, Gn., Lucas, d’Algerie , etc. Une espece, que nous representons et qui sc