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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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U1ST01RE NATURELLE.

trouve en Europe , a, comme l’indique son nom, quelque rapport par sa forme generale avee les Bom-byx, qu’elle semble ä peu pres rappeier en petit ; c’est la Cleodcobia bombycalis.

Les deux autres genres du meme groupe sont les :

Actexia, Guenee, etablissant le passage aux Pyraiites, et differant surtout des Cteodeobia par sesantennes non pectinees, ses palpes moins longs, son abdomen saus oviducte dans les femelles, etc.Trois especes : A. brunnealis, Hübner, de lTtalie, de l’Autriche, de la France meridionale; borgia-lis, Duponchel, de Sicile et des environs de Digne , et honcsialis, Treitscke, de la llongrie.

Edrehvpis, Hübner, aussi voisin des Cledeobies que des Hcrcyma, ä antennes tres-ciliees; palpeslabiaux peu allonges : maxillaires tellement courts, qu'ils sont eonfondus dans les poils des labiaux;ailes concolores et ä dessins communs, epaisses, squameuses, foncees, ä bandes nacrees ou transpa-rentes, sans traits blancs ä la cöte : posterieures ä dessins aussi nets que ceux des anterieures. Uneseule espece, VE. pertusalis, Ilubner, de la Gräce, de la Turquie et de l’Asie Mineure.

Le huitieme et dernier groupe, repondanl ä la sous-tribu des Aglossites de Duponchel et ä unepartie de la famille des Pyralidte de M. Guenee, ne comprend qu’un tres-petit nornbre d’especesrenfermees dans le genre Agtossa : nous y joindrons les genres Glosslna et Stemmaiophora, Gue-nee, et, ainsi constitue, ce groupe sera propre ä presque tout le monde.

20“' GENRE. — AGLOSSE. AGLOSSA. Latreille, 1796.

Precis generiqucs des caracteres des Iiisectes.

Antennes trfes-fortement ciliees dans les mäles, iiliformes dans les femelles; palpes labiaux depas-sant la tete d’une longueur, droits, ä deuxieme artide epais, squameux : troisieme distinct, plusmince, fusiforme, souvent soude : maxillaires reduits ä un mince pinceau de poils; pas de trompedistincte; front plat, velu; corps robuste; abdomen termine par une brosse anale dans les mftles, etpar un oviducte assez saillant, terebrilorme, dans les femelles; pattes longues, robustes, ä tibiasepais, et cuisses anterieures elargies, squameuses; ailes entieres, arrondies, ä franges longues, squa-meuses : anterieures epaisses, luisantes, nebuleuses, traversees par des lignes en zigzags : poste-rieures discolores, liserees, mais sans dessins positifs.

Chenilles allongees, luisantes, comme cornees , ä cötes plisses; vivant de substances animales, etprincipalement de matiferes grasses.

Chrysalides renfermees dans des coques legeres, formees avec de la soie et consolidees avec quel-ques debris.

Le genre Aglossa, forme aux depens des Pyrales de Linne, des Plialcena et des Crambus de Fa-bricius, etc., a ete en quelque sorte cree par Scbranck, puisque cet auteur avait dejä restreiut son genrePgralis ä la seule pinguinalis, type de ce groupe; mais il s’est grossi£rement trompe sur son carac-tere principal, puisqu’il lui donne une trompe roulee; Latreille, plus tard, a reellement fonde le genreAglossa, et ce groupe generique n’a plus ete retouche depuis lui, gräce au petit riombre de ses es-peces, et aussi ä un caractere auquel les entomologistes ont attache peut-etre une trop grande va-leur : l'absence de la trompe (d’oü a ete tire la denomination d’Aglosse : d’a, privatif, et de y/Mo-cra,langue, trompe), que nous voyons varier considerablemenl parmi les Pyralites, mais qui, ici, man-que ä peu pres completement.

Les Aglosses sont, ä l’etat parfait, des Papillons de petite taille, qu’ä defaut de leurs antennes et devolume de. la trompe, on reconnaitrait ä la seule inspection de leurs ailes, qui sont epaisses et fortementsaupoudrees d'atomes fonces, avec les franges tres-longues et bien fournies. 11s ne quittent pas leslieux oü leurs Chenilles ont vecu, et continuent d’habiter nos maisons; mais ils en recherchent parti-culierement les parties obscures, et surtout celles qui sont fournies de matieres alimentaires, surles-quelles les femelles peuvent deposer leurs oeufs. On les voit souvent appliques contre les murs et lesplafonds des cuisines, des corridors, des buanderies, des garde-manger, etc.; et, comme conse-quence des mceurs de leurs premiers 6tats, les femelles sont pourvues d’une tariere abdominale qui