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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAP1LL0NS.

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leur permet d’introduire leurs ceufs par les plus petites fissures. Dne autre consequence de leurs ha-bitudes doit etre aussi 1’habitation des Aglossa sur tous les points du globe, puisque les matieresqui les nourrissent se trouvcnt partout; aussi le petit nombre qu’on en possede est-il repandu dansune foule de contrees differentes : en outre, elles peuvent etre transportees partout par les vaisseaux,qui en contiennent necessairement des matiferes animalisees, et les plus communes d’entre ellespourront donc, si elles ne le sont dejä, devenir cosmopolites. D’apres cela, les Aglosses sont com-prises au nombre des Insectes nuisibles, en ce qu’elles doivent häter et meme eauser la putrefactiondes substances aümentaires : nous devons donc chercher ä les detruire; mais, comme nous l’avonsdejä fait observer au sujet d’autres Pyralites nuisibles ä l’homme, cela est tresdifficile, et le meil-leur, le seul moyen que nous ayons, eonsiste ä les tuer individuellement et ä tenir avecla plusgrandeproprete les lieux qu’elles frequentent babituellement; chercher ä detruire les Chenilles seraitimpos-sible.

Celles—ci, comme nous l’avons dit, se developpent et vivent dans linterieur meme de nos habila-tions, oü elles se nourrissent de toutes les substances animales grasses qu'elles trouvent ä leur por-tee et qu’elles peuvent consommer sans etre troublees ; elles se nourrissent egalement, quoiqueplusrarement, de quelques produits vegeiaux. Ces Chenilles sont particuliärement luisantes et cornees,et comme leur sejour au milieu des matieres grasses pourrait devenir un danger pour elles en bou-chant leurs stigmates, ce qui est une cause de mort presque instantanee pour les Chenilles qui sctrouvent ainsi privees de respiration, la nature a dispose leurs anneaux de teile sorte, que ces Orga-nes importants se trouvent abrites par des plis lateraux qui, quoique exisiant chez toutes les Pyra-lites, sont beaucoup plus developpes dans les Aglossa. On a indique ces Chenilles comme presentantä l’homme et aux animaux un danger tres-grand et mediat; nous laisserons M. Guenee dire pour-quoi, et expliquer que ce danger est plus apparent que reel. « S’il faut en croire, dit le savant en-tomologiste dont nous trauscrivons ici ce passage, le rapport, tres-vraisemblable du reste, des an-ciens auteurs, ces Chenilles ne se borneraient pas ä envahir nos maisons et ä consommer nos provi-sions, elles penetreraient jusque dans nos intestins, oü elles occasionneraient des ravages effrayants;mais ce parasitisme n’est sans doute qu’apparent, et il est plus que probable que les accidents qu’ona pu observer provenaient de l’injeclion de substances aümentaires avec lesquelles ces Chenillesavaient üte imprudemment avalees. Elles ne sauraient vivre longtemps dans l’interieur de notre tubedigestif, oü elles doivent etre promptement tuees par la privation d’air, qui leur est indispensable,malgre la disposition particuliere de leurs stigmates; l’action du suc gastrique, avec lequel elles setrouvent en contact ä leur passage dans notre estomac avant d’etre entrainees dans nos intestins, doitaussi contribuer ä les detruire et rassurer les personnes qui pourraient s’effrayer de cet ennemi do-mestique. »

Fig. 162. — Aglosse de la graissc.

Le type des Aglossa est la Pyralis pinguinalis, Linne : envergyre, un peu moins de 0 m ,03; ailesanterieures d’un gris brunätre, luisant, avec des atomes noirätres, et deux ügnes transversales tres-ondulees d’un gris plus päle, bordees de noir, et ayant un point discoidal noir entre elles deux: pos-terieures d’un gris enfume uniforme. La Chenille a ete observee, il y a longtemps dejä, parBrahm etDe Geer; eile est d’un brun de terre d’ombre uni, avec la tete et les plaques cornees plus obscures-, eilevit en mars et avril dans les lieux sales et ombrages. La chrysaüde est d’un brun noirätre. Le Papil-lon, commun dans toute l’Europe pendant toule la belle saison, mais principalement en juillet, se

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