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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HISTOIRE NATURELLE.

rencontre souvent dans nos cuisines. Une seconde espece, presque aussi repandue que la preeedente.mais que Ton prend surtout en juin et juilletdans tout le midi et le centre de t’Europe , esti ’Aglossacuprealis, Reaumur, llubner : envergure, environ 0 m ,025; ailes anterieures d’un brun ferrugineux,plus elair dans leur milieu, avec deux lignes transversales tres-ondulees d’un cuivreux plus päle, etcinq points de celte derniere nuance places contre la cöte : posterieures d’un rougeätre päle. D’apresM. E. Blancbard, sa Chenille vivrait de substances animales, mais plutöt de cuirs ou des animaux des-seches de nos collections zoologiques que de matieres grasses qu’elle ne rechercherait pas. Les au-tres especes sont toutes exoliques; ce sont les A. domalis, Gn., de TAmerique septentrionale; dirni-dialis, Hawortli, trouvees en Angleterre cbez des marchands de tbe : d’oü Ton en a deduit qu’il pro-venait de la Chine ou des Indes ; mais M. Guenee pense que ce n’est peut-ätre qu’un individu defloredu cuprealis; igualis et laminalis, Gn., de la Cafrerie.

Les deux genres du meme groupe sont les suivants :

Glossina, Guenee : groupe assez voisin des Agtossa par la plupart de leurs caractäres, mais danslequel la trompe, au lieu d’etre rudimentaire, est robuste et couverte, ä sa naissance, de fortesecailles : e’est meme de cette partieularite qu’a äte tirä le nom de Glossina, de yXw<7ot. (langue,trompe). Deux especes : les G. divilalis, Gn., de Tlnde centrale, et habitalis , Gn., d’Australie , quiressemble beaucoup ä YAglossa cuprealis par les couleurs de ses ailes.

STEHMATorHOiu, Guenee, qui a deux stemmates dislincts, et qui offre une trompe longue, squa-meuse ä la base. Cinq especes ayant assez Taspect des Pyratis, mais se rapprochant aussi des Cle-deobies : le type est le S. combustalis, Fischer, Duponchel, de la Dalmatie , de TItalie, de la Corse,en juillet; Corsicalis, Duponchel, de la Corse; exustalis, Gn., du cap de Bonne-Esperanee; mucida-lis et laterilialis, Gn., de la Cafrerie.

DEUXIEME TRIBU.

HERMINITES. Duponchel. DELTOIDES. Latreille.

Papillons ä antennes longues, minces, cylindriques, pubescentes, eiliees ou pectinees dans lesmäles, garnies de cils, et pouvant etre renfläes dans certaine partie de leur longueur chez les femelies;palpes labiaux seuls visibles, comprimes, non incombants, depassant toujours la tete, ä deuxiemearticle long, troisieme distinct et participant de la nature du second, avec lequel il est parfois soude;trompe grele, bien developpee; corps grele, lisse; corselet court, arrondi, couvert d’ecailles ou depoils; abdomen long, peu velu, saus oviducte saillant dans les femelles; pattes longues, non velues;ailes proportionnellement larges, minces, peu squameuses, rarement dentees, jamais relevees dansle repos ni roulees autour du corps : anterieures ne cachant pas les posterieures en totalite, et ne serecouvrant jamais entre elles, marquees souvent des memes lignes et taches que les Noctueliens ;posterieures bien developpees, peu ou point plissees, ayant rarement des couleurs ou dessins dis-tincts de ceux des anterieures.

Chenilles ä incisions profondes, ä trapäzo'idaux souvent verruqueux et piliferes, jamais velues nicompletement glabres, ä quatorze ou seize pattes: six ecailleuses et anales constantes; six ä huit ven-trales; n’etant jamais renfermees dans des fourreaux ni dans Tinterieur des feuilles, mais vivant soli-taires sur les plantes basses ou sur les arbres.

Chrysalides mutiques, rases, ä anneaux abdominaux libres, coniques, termines par des epines oudes crochets; contenues dans des coques filees entre les feuilles ou dans la terre.

Les Dehoides de Latreille sont de petits Papillons dont la place dans la serie des Insectes de Tor-dre des Lepidopteres est difficile ä assigner; en effet, ils ont des rapports plus ou moins nombreux