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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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les vignes les plus ravagees par la Tori rix un arret complet dans les progrös du mal; mais l’espoivque le cultivateur peut cn concevoir ii’est pas de longue duree, et au bout de peu de jours le fleaurecommenee a sevir avecune uouvelle violence : en effet, ces interruptions dans les ravages ne sontdus qu'au repos force que ces Insectes doivent prendre au moment oü ils subissent leur mue. Lors-que les Chenillcs sont au moment de clianger de peau, on remarque dans les vignes des fils bienplus nombreux que d’ordinaire et disposes en fourreaux : retirees dans l’interieur de ces retraites,eiles y restent quelques jours immobiles et saus prendre de nourriture; leur corps est contracte etleurs couleurs ternies; mais enlin leur peau se fend longitudinalement sur le dos, et, se refoulant enarriere, laisse voir une nouvelle enveloppe plus brillante que la preeedente, et aussitöt les larvesrecommencent ä manger. Comme les Cbenilles augmentent cliaque jour de grosseur et qu’elles con-somment par consequent de plus cn plus de nourriture, les degäts vont toujours Croissant pendanttoute la duree de leur vie; et ils n’ont atteint tonte leur intensite que lorsque les larves, ayant ac-compli les diverses periodes de leur existence active, sont au moment de passer ä l’etat de chrysa-lide. Alors ces Cbenilles sont longues d’environ 0"\02, d’un vert plus ou moins jaunätre; leur teteet le disque superieur de leur premier anneau sont bruns et luisants, et l'on voit quelques poils clair-semes sur tous les Segments de leur corps. Gelte transformation en nympbe s’opere graduellementdepuis le 20 juin jusqu’au 10 juillet environ; une fois ce moment arrivc, les Chenilles vont cherclierun abri dans les feuilles recoquevillees, dessechees et entrelacees de fits qui leur onl dejä servi prece-demment de refuge et en parlie de nourriture; mais, si les vignes n’ont pas ete entierement ravagees,et que les Cbenilles n’y irouvent pas suflisammenl de nids convenables, eiles s’en font de nouveauxen incisant, au moven de leurs mandibules, les petioles de quelques feuilles, qui ne tardent pas ä sefaner, et qui, dessechees et reunies ä d’antres feuilles et mente parfois ä des grappes au nioyen de(ils, leur offrent des lieux de retraite convenables au ntilieu desquels elles se cachent. La Chenille,une fois blottie dans ce reduit, ne prend plus aucune nourriture, et c’est au bout de deux ou troisjours qu’a lieu sa transformation.

Fig. 174. — Clicnille de l’lEnoplilliire dela vigne. Fig. 175. — Chrysalide de l'CEnoplitliire de la vigne.

Au moment oü la chrysalide vient de sortir de la peau de la Chenille , eile est, dans toute son eten-due, d’une couleur vert-pomme lendre; mais bienlöt le corselet et l’abdomen passent au jaune päle,et le bord de cliaque segmenl se colore en brun; la tete et les ailes restent verts plus longtemps, etce n'est qu’au bout de quelques heures que la totalite de la chrysalide a acquis la couleur brun-cho-colat, qu’elle conserve desormais. Uenfermee dans l’interieur du eocon # ou fourreau que la Chenillea fde avant de se metamorphoser, la chrysalide s’y trouve soutenue par des epines recourbees quigarnissent l’extremite de son abdomen, et qui, s’accrochant dans les fils qui l’entourent, la main-tiennent en place rnalgre les secousses occasionnees par le vent. Elle y reste immobile, et ce n’egtqu’au bout de quatorze ä seizc jours que, sa transformation etant complöte, eile se change en Papil-lon.

Nous chercherons a jeter un coup d’ceil rapide sur les diverses invasions de la Pyrale ( Tortrix) dela vigne; mais, pour ne pas outre-passer les limites que nous nous sontmes assignees, nous ne par-lerons que de celles qui se sont presentees en France et qui y ont ete constatees d’une maniöre positive.11 semble que c’est vers la fin du seizieme siede que la premiere invasion a eu lieu, et c’est aux envi-rons de Paris , sur le territoire meme d’Argenteuil. « Les habitants de cette commune, dit l’abbe Le-beuf dans son Histoire du diocese de Paris, regarderent, en 1562, comme un fleau de Dieu les di-vers Insectes qui gätaient leurs vignes dans le printemps. L’evöque de Paris ordonna qu’ils feraientdes prieres publiques pour la diminution de. ces Insectes oü ils seraient nornmes. et qu’on y joindraitdes exorcismes sans sortir de l'eglise. » C’etait, ä cette epoquc, le moyen qui semblait infaillible poursc debarrasser des animaux nuisibles a rhommp; on y joignait aussi des proces sericusement diriges