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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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rait bon d’etudier les habitudes de la Carpocapsa, et de voir quel remede praticable on doit oppo-ser au mal.

14“' GENRE. — GRAPH0L1THE. GRAPIIOUTHA. Treitscke, 1850.

In Schmetter!, von Europa.

Antennes simples dans les deux sexes; palpes securiformes, sans articles distincts, tres-eleves;trompe nulle; corps mince; ailes anterieures etroites, ä cöte presque droite, marquees ä l’extremiteinferieure, dans la plupart des especes, d’un ecusson offrant plusieurs raies longitudinales metalli-ques ou noires.

Chenilles tortriciformes, de couleurs livides, vivant de feuilles, de bourgeons et de graines, et sctransformant dans un tissu ferme, revetu de terre.

Ce genre, fondö par Treitscke aux depens des Tortrix et des Tinea de Linne, des Pyralis de Fa-bricius, et des Carpocapsa de Curtis, renferme, selon Duponehel, une cinquantaine d’especes euro-peennes dont quelques-unes entrent dans les genres Scmasia, Pseucloiomia, Zeirophccra, Stegano-piyclia, Phoxopteris des auteurs anglais . Outre ces especes nombreuses, on en a Signale encored’autres, et il en resulte que ce groupe est loin d’avoir une homogeneite necessaire : M. Guenee acommence ä debrouiller ce chaos, et il a propos6 la creation de plusieurs groupes generiques aux-quels il applique les denominations de Opaäia, Eudopisa, Stigmonota, Dicroritampha, Pyrodes etCatoplria : ce dernier renfermant, en outre, des Toririx et des Cochylis de Duponehel.

Les especes qui habitent les environs de Paris , ainsi que presque toute l’Europe, sont les Gra-pholilha siliceana et cmcimaculana, Hübner; Ilohenwartiana, campoliliana, penxleriana, W. V.;zachana, Ilubner; bicinciana, Duponehel, etc. La plus connue de toutes est VIlohenwartiana, W. V.

( sirigana , Fabricius) : envergure, 0 ra ,015; ailes anterieures d’un gris fauve, avec des stries longitu-dinales brunes, ä extremite plus claire et ornee de deux lignes noires; ailes posterieures d’un grisbrunätre. Nous donnons (pl. XXXIII, fig. 5) la figure de la GBAruouTHE siliceuse.

On peut rapprocher de ce groupe les genres suivants ;

1° Ephippiphora, Duponehel, qui s’en distingue par ses palpes, dont le second article est pluslarge et triangulaire; sa trompe plus distincte; ses ailes anterieures terminees plus carrement, etmarquees au milieu du bord interne d’une tache plus elaire que le fond, en Sorte que, quand eilessont rapprochees dans l’etat de repoSj ces deux taches se reunissent pour paraitre n’en formerqu’une seule qui ressemble ä une seile placee sur le dos de l’animal : et e’est de cette derniere par-ticularite qu'a ete tiree la denomination du groupe. Une vingtaine d’especes, dont la plus connue,qui se trouve presque dans toute l’Europe, estla trauniana, Ilubner : envergure, 0 m ,012, ailes ante-rieures brunes, avec une grande tache d’un jaune d’or au bord interne, cinq points de cette niemeteinte^contre la cöte, et pres du bord terminal une grande tache fauve marquee au centre de troispetits points noirs et cernee par une ligne argentee; ailes posterieures d’un brun plus päle que lesanterieures. Une espece, que nous representons, est l’E. lunueee ( jungiana , Frcelich), d’Allemagne .

Fig. 179 — Ephippiphore lunulee.

2° Phoxoptervx, Treitscke, ou Ancuyloptera, Stephens, qui se distingue essenliellement par sesailes anterieures etroites, lanceolees, ä sommet recourbe en crochet assez aigu, et marquees ä l’ex-tremite d’un ecusson d’un dessin moins complet que celui des Grapholithes. Une quinzaine d’espe-ces, comme les unguicana, Froelich; badiana, W. V.; derosana, Ilubner; Myrtillana, Treitscke;i*.* 52