Ü50 HISTOIRE NATURELLE.
milterpacheriam, W. V., que Ton reneontre aupres de Paris . M. Guenee a fait le gern e Lei-tia avecla lanccolana, llubner, de la France ct de l’AIIemagne.
Antennes simples dans les deux sexes; palpes touffus et sans articles dislincts; trompe ä peinevisible ou nulle; ailes anterieures etroites, allongees, terminees obliquement, avec la cöte presquedroile.
Chenilles peu eonnues, petites, ayantla forme generale de celles de tous les Tortricites.
Le genre Cochylis de Treitscke et de Duponcliel eorrespond ä celui des Eup£cilia de Stephens;M. Guenee a forme avec quelques-unes de ces especes !e groupe des Lobesta, et l’on peut aussi yrapporter le genre Stenocles du meme auteur, qui ne rcnferme que le S. elongana, Frey, de l’Alle-magne. On indique une trentaine d’especes de Cochylis europeennes; mais sur ce nombre on n’a en-core l’histoire complete que de trois, les roserana, vitisana et bilarana, dontles premiers etats onteie decrits avec beaucoup de soin. Six especes seulement se trouvent dans une grande partie de l'Eu-rope et ne sont pas rares dans les environs de Paris : ce sont les Cochylis citrnna, llubner; sn-elana, Duponchel; smeaihmanniana, Fabricius; dubilana et augustana, llubner; vitisana, Jacquin,et roserana, Frcelich. Ces deux dernieres devront specialement nous occuper, car leurs Cbenilles sontpresque aussi nuisibles aux vignes, dans cerlains cantons, que celles de VOEnophthira Pilleriann;nous dirons aussi quelques mots de Vbilarana, decouverte recemment en France , et qui n'a reelle-ment ete connue que par une notice de notre savant collegue M. Ed. Perris.
Cochylis de Rose« (Torlrix et Cochylis roserana, Frcelich, Treitscke, Duponchel); Teigxe de lac.p.appe (Tinea omphaciella, Faure-ßiguet et Sionet); Teigne de i.a vigne et Teigne de la gratre,ßosc; Tinea ambiguella, llubner; Pyralis ambiguella, Forel ; Eupcecilia ambigttana, Guenee; Tineauvie, Menning ; Cochylis de la grappe (Cochylis omphaciella, Audouin), quelquefois vulgairementTeigne des grappes. Le Papillon a une envergure de 0 m ,014 ä 0“\015; ailes anterieures jaune päle,avec une bande transversale brune se retrecissant un peu du bord externe au bord interne, et pre-sentant quelques marbrures plus päles, outre des espaces ferrugineux; une Serie de petites taches etune ligne argenlees de chaque cöte de la ligne brune; ailes posterieures d’un gris-perle uni. Lesmufs, deposes tantöt sur les bourgeons naissantsde la vigne, tantötsur les nouvelles grappes, tanlötsur la peau meme du grain de raisin, sont ovalaires, d’u"n gris terne, d’une petitesse extreme, etdisposes en petites plaques analogues, quant ä la forme, aux pontes de la Pilkriana. La Chenillequi porte les noms de Ver rouge, Ver coquin et Ver de la vendange, longue d’environ 0 m ,008, res-semble un peu ä celle de l'OEnophthire par sa forme generale-, mais eile est plus epaisse et plus grosseproportionnellement ä sa longueur : sa tete est d’un brun rougeätre fonce, avec le premier segmentdu corps d’une teirite plus intense; tout le reste du corps est grisätre, mais, lorsqu’il a acquis son de-veloppement complet, il devient d’un rose violace tendre. La chrysalide, d’uu brun uniforme, res-semble beaucoup, sous ce rapport, ä celle de la Pilkriana, ainsi que par les rangees d’epines quigarnissent son abdomen; mais eile en differe par sa forme generale, par l’absence de poils sur l’ab-domen entre les epines, et surtout par la forme du dernier segment et des poils qui le terminent.
Bien que la Cochylis de la grappe appartienne ä la division des Tortricites, eile n’a pas plus quel'OEnophthire de Pilierius l’habitude de tordre ou de rouler les feuilles; mais eile ne s’attaque qu’auxfleurs et aux grains, et jamais aux feuilles, comme l’autre espece : en outre, la Pilkriana n’a jamaisqu’une genöration, et la roserana produit, au contraire, comme toutes les especes du genre dans !e-quel eile est placee, deux generations par an, et passe 1’hiver ä l’etat de chrysalide. Des le moisd’avril on voit apparaitre les petits Papilions de la Cochylis, et ils ne volent guere qu’au crepusculedu matin et du soir. 11s s’aceouplent peu apres, et les petites larves sortent ordinairement des ceufsdans le courant de mai, au commencement de la floraison de la vigne, et eiles commencent de suiteä manger les grappes naissantes. Les Cheriilles tendent des (ils avec lesquels elles reunissent entreeiles les fleurs de raisin et les petits grains, et, une fois cach^es sous cet abri, elles attaquent les