HISTOIRE NATURELLE.
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nombre des Insectes que l’agriculture a le plus ä craindre, dont eile doit le plus rechercher la des-truciion, et dont malheureusement, jusqu’ici, eile a le moins d’espoir de combattre la presence.
Fig. 185. — Yponomeute du cerisier. (Male.)
L’Hypohomeute du cerisier (Tinea padella , Linne ), dont nous devons aussi parier, et dont nousdonnons (pl. XXXUI, fig. 4) la reproduction d’un nid de Cheniiles, est un peu plus petite que la pre-eedente, car l’envergure de ses ailes ne depasse pas 0 m ,02; les ailes anterieures sont d’un blanclivide en dessus, avec environ vingt-cinq points noirs formant trois series longitudinales qui seconfondent pres du bord posterieur, et dont le dessus des memes ailes, de meme que les ailesposterieures, sont de couleur plombee, avec presque toute la cöte et la frange blanches; la Chenilleressemble beaucoup ä celle de la corjnalella. Le Papilion et les Cheniiles apparaissent un mois ä peupres plus tard que ceux de la precödente espece, c’est-ä-dire au mois d’aoüt, et ne sont pas raresdans toute l’Europe, surtout en Aliemagne et en France . Depuis longtemps on sait que les Cheniiles,quelquefois si innombrables, de ce Lepidoptere font de grands degäts aux cerisiers en detruisantparfois toutes leurs feuilles et en causant ainsi, sinon toujours la mort, au moins un etat maladif as-sez grave de ces arbres; mais il resulte aussi d’observations presentees par M. Guerin-Meneville ä laSociete entomologique de France, en 1848, qu’elles detruisent egalement, dans le midi de la France ,les feuilles des pommiers et qu’elles tuentun grand nombre de ces arbres utiles. Un fait remarquablequi doit etre note, c’est que des poiriers places ä cöte des pommiers attaques n’ont jamais eprouveles desastres de cette Yponomeute. Les moeurs de la padella, ä Fetal de Chenille, sont les memes quecclles de la cognalclla; plusieurs parasites en detruisent un grand nombre, mais ce moyen naturelne peut en diminuer assez la cohorte devaslatrice; aussi a-t-on dü rechercber quelques moyens des’en debarrasser. M. Guerin-Meneville a consulte plusieurs cultivateurs pour savoir d’eux ce qu’ilspensent de cette maladie des pommiers, ce qu’on fait dans le pays pour y porter remede, et il a vuque Fon se resignait ä subir ce fleau tous les trois ans au moins, et qu’il est generalement reconnuque les deux annees qui suivent celle oü les Cheniiles ont ainsi domine, la recolte est bonne et pres-que assuree. On pense toutefois que Fon pourrait arriver ä detruire ces Cheniiles incommodes aumoyen de legers feux de paille promenös rapidement sous les rameaux charges des chrysalides pourles roussir et les tuer; mais, si ce procede est bon, il faudrait l’executer d’une maniere gönörale eten meme temps partout; il faudrait que le gouvernement prit un arretö pour forcer les cultivateursinteresses ä la chose ä le faire, car sans cela l’incurie et la paresse de quelques-uns paralyseraientles efforts de ceux qui le tenteraient.
Nous avons represente (pl. XXX, fig. 3) un nid de Cheniiles de FYponomeute dd fosaih (F. evony-mella), et nous donnons (pl. XXXV, fig. 1) le Papilion ä son etat parfait.
4 me GENRE. — C11ALYBE. CUA LY BE, Duponchel, 1836.
Ilistoire naturelle des L^pidopteres de France .
Antennes simples dans les deux sexes; palpes labiaux tres-arques, ayant les deux premiers arti-cles comprimös lateralement, et le dernier tres-gröle, subuliforme; trompe peu developpee; corseletcarre; abdomen court, aplati, large; ailes anterieures courtes, ä bord terminal presque droit: poste-rieures ötroites.
Ce genre, qui difföre assez notablement de celui des Yponomeaia, ne renferme que quatre es-