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BOTANIQUE.
facile de s’assurer que la region iuterieure a une temperature differente de celle de l’air environnant,plus basse en ete, plus elevee en hiver. Ce fait s’explique facilement sans avoir besoin de recourir äl'hypothese d’une chaleur propre. Le bois etant mauvais conducteur du calorique, et la seve ascen-dante etant absorbee par les racines ä une profondeur plus ou moins grande, le liquide qui se trouvedans l’intörieur du tronc doit offrir une temperature assez constante ä celle du sol ä une certaineprofondeur) et peu ou point influencee par l’air ambiant. Saussure a remarque que la neige fond plusvite autour du tronc des arbres vivants que des arbres morts.
Les couches d’ecorce, dans les Dicotyles, sont le plus grand obstacle ä la communication du calo-rique. On peut en conclure, a priori, que les Monocotylees, dont l’ecorce tres-mince n’est pas diviseeen couches, doivent resister avec peine aux climats rigoureux. En effet, les seules decesplantes quicroissent dans le Nord ont la partie vivace de leur tige cachee sous terre, ou, lout au moins, abriteepar la neige pendant les grands freids. Les espfeces ligneuses de cette classe supportent ä peine nosclimats temperes.
PI10SPH0RESCENCE DES \EGETAUX.
La fdle de Linne observa la premiere que la Capucine langait des lueurs intermittentes, pareilles ädes Eclairs, le matin avant le lever du soleil et le soir apres son coueher, pendant le crepuscule, maisnon pendant la nuit; eile fit part de son observation ä son pere et ä quelques physiciens; l’un d’eux,Viicke, attribua ces eclairs ä l’electrieite. Ce phenomene a ete depuis observe sur d'autres plantes, leSouci, le Lis orange, l’CEillet d’lnde, le Soleil, etc. C’est surtout dans les soirees qui suivent unejournfie chaude et orageuse que ces eclairs se produisent avec le plus d’intensite, mais jamais lors-que l’atmosphere est humide. On eite en Afrique un Panclanus oii la rupture de la spatbe, par ledeveloppement des fleurs qu’elle enveloppe, cst accompagnee de bruit et d’un jet de lumiere.
II y a aussi des Champignons phosphorescenls. MM. Nees ont vu des Riiizomorplia briller dansl’obscurite au point qu’on pouvait lire ä leur lumiere; lorsqu’on coupe ces plantes, leurs rameauxoffrent le meme phenomene. L’agaric de l'Olivier est aussi phosphorescent. Tous ces faits, etantinfluencPs par les memes circonstances que la production de chaleur, paraissent avoir la menfecause.
On eite beaucoup d’autres faits de lumieres phosphoriques emises par les substances vegetales endecomposition, telles que des Champignons, des bois pourris, etc. Ici le phenomene tombe enliere-ment dans le domaine des causes physiques.
D1RECTION DES PLANTES OU DE LEU US PARTIES.
Des le moment de la germination, les racines tendent ä descendre et les tiges a monter, d’oü re-sulte une direction rectiligne verticale de ces deux Organes. On peut retourner une graine plusieursIbis, toujours la radicule reprendra la direction descendante. La plante perit plutot que de se diri-ger autrement.
Quelle est la cause de ce phenomene? Ce n’est pas l’humidite du sol qui cause la direction des ra-cines, car, en pla?ant une jeune plante dans un tube plein de terre, dont le haut est humide et lapartie inferieure seche, la racine se dirige en bas et la tige monte. Ce n’est pas non plus la lumiere,car, en mettant la plante dans un tube de verre plein d’eau, puis en eclairant le bas du tube et enlaissant le haut dans l’obscurite, les directions ne changent pas.
Pour arriver ä la solution de cette question, Knight fit conslruir.e une roue qu’il placa verticale-ment. La cireonference presentait des auges ouvertes en dehors et en dedans, et.susceptibles de re-eevoir de lä mousse maintenue par des lils. 11 placa des graines dans ces auges, et fit mouvoir laroue par une chute d’eau, qui, tout en arrosant les graines, leur faisait subir une rotation de centcinquante tours par minute. Une roue somblable, mue avec la meme vitesse, elait placee hor'jonta^