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Botanique.
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JIISTOIRE NATURELLE.

lement. Dans cette derniere position, les radicules descendirent et les plumules s'eleverent, mais aveeune döviation uniforme de la ligne perpendiculaire. Dans la roue verticale, au contraire, les radiculesse dirigerent vers la circonference et les plumules vers le centre.

On conclut aisement de ces experiences que la radicule descend uniquement en vertu de l’actionde la pesanteur'; mais dies ne deeident rien relativement ä la direction inverse des tiges.

La tige ne se dirige pas toujours verticalement; quelquefois eile rampe par faiblesse et est ditecoucliee, par Opposition ä la tige verticale ou dressee. Les tiges ascendanles sont celles qui, coucheespar faiblesse ä leur origine, se fortifient, se redressent peu ä peu, en devenant plus ligneuses, et ar-rivent ä une direction ä peu pres vehicale. La tige est appelee grimpante si eile s’eleve le long descorps voisins, comme le Lierre ; on nomme vohibilas celles qui s’enroulent autour de ces corps,comme le Iloublon, les Liserons, etc. Mais tantot e’esl de gauche ä droite, tantöt c’est de droite agauche. Or on comprend que le sens varie selon que l’observateur se suppose place au centre de laspire ou en deliors; c’est ce qu’il faut bien remarquer. Les tiges volubiles de droite ü gauche (l’ob-servateur etant au centre) s’observent dansles Legumineuses , lesConvolvulacees. etc.; les tiges volu-biles de gauche ä droite, dans les Urticees, etc.

11 y a paurtant des vegetaux qui s’eloigoent de cette loi generale : telles sont les plantes parasitescroissant sur les arbres, notannnent la famille des Loranthacöes, dont le Gui nous offre un exem-ple. Fixee aux branches par la glu dont eile est entouree, sa graine germe dans lous les sens, endirigeant toujours sa radicule vers le centre de la brauche, sa gemmule en sens contraire.

Toutes les observalions demontrent que la radicule se dirige toujours vers l’obscurite, tandis quola gemmule se dirige vers la lumiere. En observant ce qui se passe dans la nature, on voit qu’il enest de meme des rameaux, et en general de tout ce qui appartient au Systeme ascendant. Dans nnappartemenL les tiges penchent du cöte des croisees, de meme que, dans une foret, les branchessq dirigent vers les clairieres. La plupart des cultivateurs disent dans ce cas que les plantes cher-tyhent l’air; maisM. Tessier a montre la faussete de cette explication par une experience toute sim-ple. II a place des plantes vivantes dans une cave qui avait deux ouvertures ; d’un cötö, une fe^petre vitree donnait du jour et point d’air; de l’autre, un soupirail, ouverl sur un bangar vaste e(pbscur, donnait de l’air et point de lumiere. Les plantes se sont toutes penchees du cöte de la fenc-.tre vitree.

Quelquefois les tiges suivent la lumiere au point de se tordre sur elles-memes, comme pour pre->senter leurs fleurs en face ä l’aclion solaire: c’est le cas du grand Solcil et des Heliotropes.

Les branches affectent toutes les directions et forment avec la tige tous les angles possibles. Quantaux feuilles, elles ont une direction bien determinee; leur face la plus foncee regarde toujours le ciel;ßi on les retourne, elles reviennent ä leur premiere position ou meurent.

MOUVEMENTS DES PLANTES.

Quelques plantes offrent, dans eertains Organes, des mouvements qui contrastent avec l’immobi-lite ordinaire des vegetaux. Ces mouvements, plus rapides que les changements de direction dontnous avons parle, sont reguliere ou accidentels.

Parmj les premiers, nous distinguerons surtout le sommeil des feuilles et des fleurs. Quelquesfeuilles ou fölioles prennent, pendant la nuit, une position differente de celle du jour. La ressem-blance avec le sommeil des animaux n’est qu’apparente, puisque la position que prennent les feuillesest bien determinee, et que la rigidite de leurs petioles n’a aucun rapport avec la prostration de for-ces et la flexibilite de nos membres pendant le sommeil. Les positions qu’elles prennent sontd’ail-leurs assez variees; en d’autres termes, toutes les feuilles ne dorment pas de la meme maniere. Cesont surtout les feuilles composees qui sont assujetties au sommeil et le prennent avec les poses lesplus variees, puisque chez elles non-seulement les petioles peuvent se mouvoir sur le rameau qui lesporte, mais les petioles partiels sur le commun, les folioles sur le rachis. De lä trois ordres de mouve-tnents qui peuvent se combiner ensemble. Ce phenomene est intimemeot lie ä l’action de la lumiere,