BOTANIQUE. 101
comme on peut s’en assurer quand le temps est couvert; il est d’ailleurs facile de le reproduire et dele varicr au moyen d’une lumiere artificiellc.
Un des resultats de la position nocturne des feuilles est d’abriterles fleurs contre l’humidite; maisles mouvements ont aussi lieu avant et apres la floraison.
Fig. 137. — Stygmapbyllium ciliatum.
Les mouvements accidentels ou irreguliers, pour etre moins coramuns, n’en sont que plus remar-quables. La Sensitive, qui en est l’exemple le plus connu, abat ses folioles vers Pextr6mite des pe-lioles des qu’un choc ou une impression exterieure l’atteint. Si la cause accidentelle est plus intense,les petioles s’inclinent eux-memes sur la tige. Les mouvements ont lieu, quelle que soit la naturcdu corps qui determine le choc, ä la lumiere et ä Pobscurite, ä l’air libre ou dans 1 eau, et ä toutelieure. Une temperature elevee les rend plus vifs, comme tout ce qui favorise la sante de la plante.Los poisons absorbes par les racines alterent cette faculte avant de tuer le vegetal. La cause de cephenomene git dans les petioles, car ce sont eux qui s’inclinenl; mais jusqu’ä present aucun phy-siologiste n’en a donne une explicalion satisfaisante. On est donc oblige de rapporter le fait ä laforce vitale.
11 en est de meme des feuilles de Dionwa qui se referment quand on touche les poils qui sont versle centre du limbe. Les Drosera ont aussi un mouvement de ce genre.
D’autres se produisent sans cause exterieure apparente : tel est eelui du Sainfoin oscUlant. Lesfeuilles ont trois folioles, dont les deux laterales, tres-petites, lineaires, sont dans un mouvementcontinuel, par petites saceades; l’une monte et Pautre descend alternativement. La foliole centrale,