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IIIST01RE NATURELLE.
beaucoup plus grande, s’incline, tantot ä droite, tantotä gauche, d’une maniere moins apparente,mais avec un mouvement plus continu. Dans l’Inde , le mouvement est tres-rapide. Le labelle de quel-ques Orchidees exotiques en offre d’analogues, dont la cause est lout ä fait inconnue (1).
Plusieurs vegetaux sont hygrometriques, les fieurs surtout. Le Calendula pluvialts et le Campa-nula glomeratd se ferment quand le temps devient pluvieux, et, dans ce meme cas, plusieurs Chico-racees ne s’ouvrent pas le matin. Le Laiteron de Siberie Tannonce des la veille en ne sefermant pasle soir contre son habitude. Dans certaines localites, les fieurs seches du Cirsium acaule serventd’hygrometre aux paysans. Les fieurs d un grand nombre d’autres Carduacees pourraient aussi etreemployöes au meme usage.
MALADIES DES PLANTES.
Les plantes privees de sentiment, et par consequent de volonte, semblent etre, au premier coupd’ceil, moins exposees que les animaux ä l’influence des eauses destructives; toutefois, il faut consi-derer que si, d’une part, elles ne vont pas au-devant des dangers, d’autre part, elles n’ont en ellesaucun desir de les eviter, aueun moyen de les fuir.
On a souvent compare, sans fondement, les maladies des plantes ä celles des animaux. Lesplantes qui n’ont ni sensibilite, ni locomotion, ni digestion, ni circulation, etc., ne sauraient etreexposees aux maladies qui affectent des systemes d’Organes dont elles sont depourvues, et qui trou-blent des fonctions qu’elles n’exercent pas. C'est donc ä tort qu’on a donne ä ces affections morbidesdes plantes des noms qui rappellent ces Organes ou ces fonctions, et ne peuvent avoir de juste appli-cation que dans la pathologie animale. Le nom de Pathologie vegeiale lui-meme est un terme impro-pre, ä cause de l’idee de souffrance qu’il rappelle; on lui substitue aujourd’bui celui de Nosologievegeiale.
Les maladies des plantes sont generales quand elles affectent ä la fois tont le Systeme organiquc;locales, quand elles n’affectent que teile ou teile partie, comme les boutons, les branches, fes feuil-les, les organes de la generation, etc.; endemiques, quand elles sont particulieres a certaines racesou ä certaines familles : par exemple, aux arbres verts, aux Graminees , etc.; sporadiques, quand ellesattaquent indifferemment, tantot une espece, tantöt une autre; epidemiques , quand elles frappenttout ä coup un grand nombre d’individus dans une meme contree; contagieuses, quand elles se pro-pagent d’un individu ä un autre, soit par le contact immediat, soit par des particules subtiles, desgermes qui sont transportes par les vents (2).
Les maladies des plantes sont encore moins connues que les maladies des animaux, et nous devousnous borner ici ä quelques indications generales. On peutetablir parmi elles diverses classificalionsqui toutes laissent A desirer; nous les rangerons ici d’apres leurs eauses vraies ou presumees.
A. MALADIES CAÜSIiES PAU LES FLUIDES 1MP0KDERADLES.
1. Chulcur. — Un exces de cbaleur excite une grande transpiration, et nuit particuliArement auxorganes delicats, tels que les jeunes pousses, les ovaires, etc., en les desseebant; s’il s’y joint lasecheresse de l’air, beaucoup de vegetaux perissent, surtout dans les terres purement glaiseuses ousiliceuses. II n’est pas rare, aprßs un ete brülant, de voir, dans les forets de Sapins, des espacesimmenses couverts d’arbres desseebes jusque dans les racines.
Le froid suspend la Vegetation quand il est modere; s’il devient excessif, il aneantit l’excitabilitcet detruit l’organisation, resserre le tissu et occasionne des deebirements internes. Durant les grandsbivers, les arbres des forets edatent quelquefois avec un bruit semblable ä celui d’une arme ä feu. Le
(1) Ai.phonse de Candou.e, Introduclion ä la Botanique.{2) MiUBEf., Physiologie'vopetale.