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Botanique.
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1HST01RE NATURELLE.

75. TRIPSACUM. Linne .

Epillets mono'iques, disposes en panicule digitee; epillets mäles renfermant quatre fleurs ä glumebivalve; epillets femelies unitlores, situes ä la base des epillets mäles; glumeile ä deux valves mem-braneuses.

76. MANISURIS. Linne .

Epillets uniflores, polygames, disposes en epi unilateral, ä raehis articule; glume ä deux valves:l’exterieure coriace, arrondie, echancree des deux cötes ä sa base; glumelle ä deux valves plus cour»tes que la glume; style court.

TREIZIEME TRIBU. — ANDROPOGONEES.

Epillets biflores; fleur inferieure toujours incomplete;plus souvent transparentes.

glumelles plus delicales que la glume, le

77. ANDROPOGON. Linne . (Baiieox.)

Epillets hermaphrodites, ä fleur fertile accompagnee d’une fleur sterile ou mäle, disposes en pani-cule digitee; glume ä deux valves inegales ; l’inferieure plus grande; glumelle ä arete courte.

Quelques especes de ce genre possedent une odeur aromatique agreable assez prononeee pour lesfaire employer comme parfums; tel est surtout VA. muricalum, dont le rhizome est usite frequem-ment en Europe sous le nom de Veliver.

78. SACCHARUM. Linne .

Epillets geminfis, renfermant une seule fleur hermaphrodite accompagnee d’une fleur rudimentaire,disposes en panicule rameuse, ä raehis articule; glume ä deux valves laineuses ä la base en dehors;glumelles membraneuses, mutiques, non carenees. *

La Canne ä Sucre (S. officinarum, Linne ) est cultivee sur une grande echelle dans les regionstropicales, surtout aux Antjlles. Mais, dans quelques cas, eile s’etend au delä des tropiques; et, surla cöte de l’Andalousie , en particulier, eile avait acquis, des les douzieme et treizieme siecles, sousla domination arabe, une importance qu’elle tend ä reprendre aujourd’bui. Sa vraie patrie n’est pasbien connue, car eile est repandue sur une tres-grande etendue de la surface du globe, et on Latrouvee spontanee dans plusieurs localitesl

La Canne ä Sucre met cinq ä six mois ä parvenir ä son entier developpement. Ses produits sontimmenses; independamment du Sucre qu’elle fournit, eile donne aussi un douzieme de sirop, dont unepartie est consommee par le peuple. Ceux qui sont amers sont distilles apres qu’on les a laisses fer-menter, et fournissent une liqueur connue aux colonies sous le nom de tafia, et chez nous sous celuide rlinm, dont on fait une grande consommalion, surtout en Angleterre. Les feuilles de la nlante