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IIISTOIRE NATURELLE.
DEUXIEME TRIBIJ. — CALAMEES.
Plusieurs spathes incompletes; fleurs en chatons; ovaire ä trois loges; baie monosperme el eeail-leuse.
Perianthe ä six divisions : trois exterieures courtes, ecailleuses: trois interieures plus grandes; sixetamines; ovaires ä trois loges; style trifide, termine par trois stigmates; fruit monosperme, subglo-buleux, eouvert d’ecailles imbriquees, brillantes, d’abord eliarnu, ensuite sec.
Les Rotangs sont des arbres rameux qui rappellent le port de certaines Graminees , des Bambous,entre autres. Leurs tiges sont quelquefois si serrees, qu’elles forment des haies et des taillis impene-trables aux oiseaux. Elles sont alimentaires dans leur jeune äge, et on peut en obtenir, en les inci-sant, une boisson agreable. Ces tiges sont tantöt minces et flexibles, et alors eiles servent ä battreles liabits ou bien donnent des Cannes tres-recherchees; tantöt plus volumineuses, et sont employeespour la cliarpente ou pour faire des meubles; on tisse leurs libres pour en fabriquer des cordes. Onemploie surtout pour ce dernier usage le Rotang ä cordes (C. rudentum, Linne ), dont la tige, epaissed’un pouce, parvient, en s’elancant d’arbre en arbre, jusqu’ä cinq cents pieds de longueur. Le Ro-tang osier (C. vimmalis), dont les tiges n’ont que deux ä trois lignes de diametre, sert aux mernesusages que notre Osier; le Rotang a Cannes (C. scipionum) fournit les Cannes connues sous le nomde joncs ou de rolins; et le Sang-Dragon (C. draco) laissc exsuder de ses stipes et, selon quelquesauteurs, de ses fruits une gomme-resine rouge que Ton eonfond souvent dans le commerce avec leverkable sang-dragon.
5. SAGUS. Gaertner. (Sagoutier.)
Fleurs mono'iques, sans spathe; perianthe ä six divisions disposees sur deux rangs; six etamines äiilets dilates; ovaire ä un seul ovule; style tres-court, uni; fruit ecailleux.
Le sagou du commerce est fourni en grande partie par deux especes de ce genre : les 6’. ruffia etfarinifera. On distingue plusieurs sortes de sagou. qui sont probablement fournies par des especesdifferentes. Suivant Bergius, les Indiens, apres avoir coupe longitudinalement le tronc des Sagou-liers, en räpent les tranches et lavent ä l’eau froide la pulpe obtenue; puis ils la foreent ä passer ätravers un crible, et, l’ayant ainsi granulee, la font secher d’abord au soleil, puis ä la chaleur d’unfeu tres-modere. De cette maniere, ils obtiennent, dit-on, d’un seul arbre, jusqu’ä deux cents kilo-grammes de sagou.
Le sagou nous vient ordinairement des Moluques . 11 est en grains irreguliers, arrondis, tantöt gri-sälres, tantöt presque blaues, du volume d’une grosse tete d’epingle. II est sans odeur et sans saveurmarquees; insoluble dans l’eau froide, il se dissout en grande partie dans l’eau bouillante, et seprend en gelee par le refroidissement. Cette substance est beaucoup plus alimentaire que medicale.On cn fait des gelees nourrissantes (I).
Le chou ou bourgeon terminal de ces especes a un goüt encore plus agreable que eelui du Pal-miste; on le mange de la meme maniere
(1) Richard, Rotanique medicale.