Band 
Botanique.
Seite
291
JPEG-Download
 

ÜOTANlOl [•:.

291

CEXQEIEME TI\IBU. ~ COCOEXEES.

Une ou plusieurs spathes completes; ovaire triloculaire; drupe contenant une a trois grames.

18. GULIELMA. Martius.

Tige annelee, couverte d’epines; feuilles toutes terminales, pennees; petioles armes d’aiguillons,spadice simplement rameux, supportant des fleurs mäles et des fleurs femelies : les premieres d’imjaune d’ocre, lessecondes verdätres; drupe rouge oujaune.

Ces Palmiers croissent dans les parties ombreuses comprises entre l’Orenoque et le fleuve desAmazones; leur fruit est comestible.

19. ELAIS. Linne .

Fleurs mono'iques; spatbe monophylle; periantbe A douze divisions disposees sur deux rangs; sixetamines; ovaire uniloculaire; style simple, epais; stigmate trilide; drupe coriace, fibreuse, un peuanguleuse, A noyau uniloculaire, trivalve, peree de trois trous ä la base.

UElais Guiennensis, Jacq., originaire d'Afrique , mais naturalise en Amerique depuisplusieurs sie-cles, produit, outre ses fruits comestibles, une matiere nommee huile de paltne, qui est solide, butv-racee, jaunätre, se liquefiant facilement. Elle entrait dans quelques preparations pharmaceutiques,et entre autres dans le bäume nerval. La seve de cet arbre donne aussi un excellent vin.

20. COCOS. Linne . (Cocotier.)

Fleurs mono'iques, portees sur le meme spadice-, spathe monophylle; fleurs mäles : six etamines,accompagnees d’un ovaire rudimentaire; fleurs femelies : ovaire simple; style nul; stigmate sessile,trilobe; fruit drupace, tres-gros, coriace, fibreux, renfermant un noyau monosperme, muni de troistrous A la base-, embryon tres-petit.

Les Cocotiers croissent tous sous les tropiques. Le plus celebre est le Cocotier commun (C. nuci-fera, Linne ), qui s’eleve jusqu’ä soixante ou quatre-vingts pieds; son fruit est tres-gros; Fepiderme,verdätre ou violet, reeouvre un pericavpe filandreux. L’endosperme, qui contient un lait fort agrea-ble quand il est frais, a, plus tard, une consistance analogue ä celle de l’amande. Dans le premieretat, ces fruits s’appellent cocos de lait, et on les mange avec du sucre et des aromates; a la malu-rite, l’amande a le goüt de la noisette. Ce lait, ainsi que le fluide qui s’ecoule par l incision de laspathe, produit une boisson fermentee qui peutä son tour donner de l’alcool et du vinaigre. On peut •aussi extraire de la seve un sucre analogue ä celui de la Canne. On obtenait autrefois, en exprimantla pulpe de la noix, une huile qu’on employait en medecine ou en economie domestique. Au sornmetde la tige, on trouve un gros bourgeon nomme chou; il offre un bon aliment; mais, comme son en-levement entraine la mort de l’arbre, on n’en fait usage que lorsqu’on abat celui-ci.

Les fibres exterieures des cocos peuvent servir a calfater les navires ou a faire des cordages; on enfaisait aussi, autrefois, d’apres Lecluse, des ceintures que portaient les pauvres femmes portugaises.Dans les Indes orientales, on prefere, aujourd’hui, cette bourre au clianvre pour calfater les vaisseaux:on en fait aussi des toiles grossieres,. Le tronc est employe, en Chine , dans la construction des mai-sons; les feuilles en forment la couverture; on s’en sert aussi pour ecrire. Toutes les parties duCocotier sont egalement utiles; aussi cet arbre a-t-il ete suruomme le roi des vegelaax; et, pour les