lilSTOiRL NATURELLE.
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DEUXIEME TRIBU. - ASPARAGEES.
4. SMILAX. Tournefort.
Fleurs dioTques, disposees en eorymbes axillaires; perianthe campanulA , etale; six etamines; ovaireä trois logcs; trois styles; trois stigmates; fruit bacciforme, ä loges contenant deux graines.
Les especes de ce genre sont en general des arbrisseaux grimpants, et s’accrocbant par des vrillcsaux corps voisins. La plus celebre est la Salscpareille (S. salsaparilla, Linne ), dont on fait un fre-quent usage en medecine comme sudorifique. Cette plante, originaire d’Amerique , pourrait, d’apresDe Candoile, etre cultivee dans le midi de la France . On trouve, d’ailleurs, dans cette region, lc Smi-lax epineux (S. aspera, Finne), qui a, dit M. R. Brown, des proprietes identiques avcc la prcce-dente, et peut la rcniplacer. On peut en dire'autant de la Squine (S. China, Linne ), originaire de laChine et du Japon, et du Sniilax officinalis, Linne , qu’on trouve tv&s-abondamment en Ameriquc.'LaSquine a eu une grande reputation comme pouvant guerir la goutte, et cette reputation lui vint,dit-on, de l’usagc qu’en fit Charles-Quint ä l’insu de ses medccins. On doit citer encorc le Smilaxä feuilles de reglisse (S. fihjciiplujlla), qu’on emploie en Australie en guise de the, et le Smilaxtamnoules, Linne, dont les jeunes pousses Servern d’aliment aux habitants de la Caroline.
5. DRAC.ENA. Linne . (Diugoxkier.)
Arbres ayant le porl des Palmiers; fleurs hermaphroditcs, disposees en panicule terminale tres-rameuse,- munic ä la base d’une spathe formee de deux bractees; perianthe tubuleux, ä six divisionsprofondes; six etamines, ä filets renfles dansleur milieu; style et sligmate simples; fruit bacciforme,ii loges monospermes, dont deux avortent quelquefois.
Les Dragonniers sont presque tous originaires des regions tropicales. L’un d’eux, le Dragonniergigantesque (D. draco, Finne), est, de tous les arbres monocotyles, celui qui atleintles plusgran-des dimensions. M. De Humboldt eite le fameux Dragonnier d’Orotava , qui avaitseize metres de cir-conference un peu au-dessus de la racine. Cet arbre, qui est tres-ancien, etait revere par les Guan-ches. C’est lui, dit-on, qui a donne lieu ä la tradition du dragon des Hesperides. On sait, en effet,que les Dragonniers laissent exsuder de leurs stipes un suc rouge qui, desseche, fournit une dessortes de sang-dragon du commerce. On cultive plusieurs especes dans nos jardins, ä cause de leurport parlicuiier.
0. D1ANELLA. Lamarck.
Fleurs hermaphrodites, disposees en panicule tres-läche, terminale; perianthe. ä six divisioiis eia-lees, et disposees sur deux rangs; six etamines, ä filets renfles au sommet; style et stigmate simples;fruit bacciforme, oblong, ä trois loges, renfermant chacune quatre ou cinq graines.
Ces plantcs, presque toutes originaires de l’Australie , ont de jolies fleurs bleues, quelqucs-unessont cultivees dans nos jardins. Elles se trouvent ordinairement dans les bois; de la le nom de Diane,que Commerson leur a donne, et que Lamarck a un peu mcdifie.
7. CORDYL1NE. Commerson.
Arbres ayant le port des Dragonniers; fleurs hermaphrodites, disposfies en panicule terminale,'