508 11ISTOIRE NATURELLE.
iilets greles; style liliforme; capsule ä trois loges, qui renferment des graines globuleuses en petitnombre.
On trouve frequemment dans nos bois l'/l. nulans, Link, auquel Linne a donne le nom d’IJija-cintlius non scriplus, pour indiquer qu’il ne peut etre l'Hyacinthe des anciens. M. Leroux a trouvedans ses bulbes une substance analogue ä la gomme, dans la proportion de dix-huit pour ccnt,substance qu’on a employee aux memes usages que la gomme, notamment dans la fabrication descliapeaux et des toiles peintes.
20. MASSONIA. Thunberg.
Fleurs disposees en epi ramasse äl’extremite d’une harnpe courte; perianthe tubuleux ä la base*, älimbe partage en six divisions reflÄchies ä la base, et ensuite redressees; gorge proeminente, portantles etamines; capsule trigone.
La Massonie pustuleuse (M. puslulata, Linne ) est remarquable par la quantitfe de petites capsulesqui parsement la face inferieure de ses feuilles, et d’ou eile a tire son nom.
21. DRIMIA. Jacquin.
l'lantes ayantle port des Hyacinthes, ä fleurs generalement verdätres; perianthe campanule, ä sixdivisions reflechies; etamines fixees A la base du perianthe.
22. EUCOMIS. Lheritier.
Perianthe carnpanule, persistant, surmonte d’un bouquet de feuilles; etamines ä filets soudcs ä labase; capsule globuleuse, ä trois loges, renfermant des graines ovo'ides.
Ges deux genres sont, originaires de TAfrique meridionale.
Perianthe ä six divisions etalees, libres jusqu’ä la base; etamines hypogynes ou inserees ä la basedes divisions du perianthe, ä filets greles; style filiforme; capsule ä trois loges, qui renferment desgraines globuleuses en petit nombre.
Presque toutes les Seilles ont des fleurs bleues et sont originaires d’Europe . La Scille offtcinale oumaritime (S. officinalis, Linne ) croit sur les bords sablonneux de l’Ocean et de la Mediterranee, cequi lui a valu le nom vulgaire ä'Oignon marin. C’est un medicament indigene des plus precieux.Fraiche, eile contient un principe Acre et tres-volatil qui, joint ä son amertume, indique sa placeparmi les medicaments toniques et stimulants. C’est particulierement sur les poumons et les reinsqu’elle porte son action; aussi l’emploie-t-on surtout comme expectorante et diuretique. Son bulbe,qui est seul usite, est ovoide, arrondi, de la grosseur des deux poings, forme interieurement detuniques charnues et blanches, recouvert exterieurement de membranes minces d’un brun fonce; onpeut, avec les premieres, preparer un extrait qui a les memes proprietes.
Les vertus medicales de la Scille etaient tres-connues des anciens, qui lui rendirent quelquefois unculte divin. Epimenide, Pythagore, Theophraste, Hippocrate, Galien , etc., en ont fait successivementl’eloge. Ils ont connu aussi les proprietes veneneuses de cette plante prise ä trop forte dose. Danscertains pays, eile sert ^our detruire les rats.