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Botanique.
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BÜTAMOUE.

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2. ATACCIA. Prcsl.

Fleurs hermaphrodites; perianthe ;\ six divisions, les trois interieures plus grandes; six etaminesä filets [arges ä la base, eoneaves au sommet; ovaire uniloeulaire, ä trois placentas parietaux qui at-teignent presque Taxe et simulent ainsi trois fausses loges; stigmate eu tete, trilobe; baie subtrilo-culaire, polysperme; semenees en forme de croissant.

12 ™ FAMILEE. — MUSACEES.

I’lantes herbacqes ou vivaces, ä tige bulbiforme ou nulle; feuilles longuement petiolees, embras-santes a la base, tres-entihres; fleurs grandes, munies d’une spathe et disposees en grappes longues;perianthe irregulier, petalo'ide, ä six divisions disposees sur dcux rangs; six etamines, inserecs a lapartie interne de ces divisions; antheres lineaires, introrses, ä deux loges separees par un eonneetifpetalo'ide; ovaire adherent, ä trois loges, contenant chacune un grand nombre d'ovules attaches äleur angle interne; style simple; stigmate generalement trilobe; fruit charnu, indehiscent ou capsu-laire, ä trois loges polyspermes; embryon axile, allonge et dresse, entoure d’un endospermc fari-ncux.

Les Musacees appartiennent generalement aux regions tropicales, bien que quelques-unes depas-scnt les tropiques et s’avancent jusque dans l’Afrique septentrionale. Plusieurs ont des fruits alimen-taircs; quelques-unes fournissent des fils textiles, ou de grandes feuilles qui servent ä couvrir leshabitations; presque toutes ont de helles fleurs; mais ce sont des plantes de serre chaude, qui veu-lent une temperature elevee, une terre legöre et substantielle, et beaueoup d’arrosements en ete; ohles multiplie de rejetons.

1. MUSA . Tournefort. (Bahamer.) *

Tige herbacee, dressee, recouverte par les gaines tres-longues des feuilles; fleurs disposees en unlong spadice solitaire,'peuche; perianthe partage en deux divisions profondes, la superieure et cxte-rieurc suhdivisee en cinq lobes, Finferieure et interieure cordiforme, concave; ovaire oblong; stylecylindrique; stigmate ä trois divisions bifides, rayonnantes; fruit charnu ( peponule), a trois loges,ä graines attachees sur les parois, avortant quelquefois par suite du developpement du pericarpe.

C’est avec raison, dit Bernardin De Saint-Pierre , que Dampier, qui a fait le tour du monde avectant d’intclligence, appelle le Bananier lc Hol des vegelaux. Ce que les Cereales, ajouteM. De Hum-boldt , sont pour TAsie et FEurope, le Bananier Fest pour une grande partie des liabitants de I’Ame-rique equinoxiale; partout oü la chaleur excede vingt-quatre degres centigrades, le fruit du Bananierest un objet de culture du plus grand interet pour la subsistance de Fliomme. Un regime de bananccontient cent soixante ä Cent quatre-vingts fruits, et pese trente ä quarante kilogrammes; il n’estpasde plante qui, sur un petit espace de terrain, puisse produire une masse de substance nourrissanteaussi considerable. Dans la banane müre, le Sucre est tout forme; il s’y trouve mele ä la pulpe, et enteile abondance, que, si la Canne ä Sucre n’etait pas cultivee dans la region des Bananiers , on pour-rait, du fruit de ce dernier, extraire le Sucre avec plus de profit qu’on ne le fait en Europe des Bet-teraves et du raisin. La banane, cueillie Yerte, contieut le meme principe nourrissant que le Ble , le

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