IHSTÖIRE NATURELLE.
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Riz, le Sagou , etc. On en extrait de la farine cn La coupant en tranches, qu’on fait sechcr au soleilsur des glacis et qu’on pile lorsqu’elles sont devenues friables; cette farine peut servir aux niemesusages que celie de nos Cereales . Le fruit mür est un mets tres-agreable, que les Amerieains prepa-rent d’une infinite de manieres. 11 peut se conserver eomme les ligues et les dattes, et, dans cet etat,il devient un objet de commerce. Dans un pays tres-fertile, un arpent, plante en bananes, peut nour-rir plus de cinquante individus, tandis qu’en Europe le merne espace, plante en Froment, n’en pour-rait nourrir que deux. L’eau qui sort en abondance du tronc d’un Bananier perce ou coupe est em-ployee comme astringent dans les bemorragies. Unc tisane faite avee des bananes cuites au fourdans leur peau, dont on les depouille avant de les faire bouillir, est une boisson tres-salutaire dansles toux tenaces et dans Finflammalion du poumon. Enfm, les libres ont ete employees pour la fa-brication du papier et des etoffes.
Le Bananier joue un grand rede dans les traditions religieuses des peuples, et particulierement desjuifs et des chretiens. Ainsi, on y a vu l’arbre de science du Paradis lerrestre; on a cru que c’etaitavec ses feuilles que le premier homme avait couvert sa nudite, d’oü le nom de Figuier d’Adam,- d’au-tres pensent que 1’enorme gruppe de raisin apportee ä Mo'ise de la Terre-Promise etait un regime deBananier, etc.
Ön distingue cinq espüces principales de Bananier :
1“ M. paraclisiaca (Bananier du paradis ou ä fruits longs, vulgairement Figuier d’Adam);
2“ M. sapienium (Bananier ä fruits courts);
5° M. Sinensis (Bananier de la Chine );
4“ M. rosacea (Bananier ä spathes roses);
5° M. coccinca (Bananier 4 spathes rouges).
C’cst la premiere espüce qui est la plus repandue; quand on veut en faire une plantation en grand,on arrache, aux pieds des vieux ßananiers, des rejetons de deux ä trois pieds de haut; d’un coup depioche on separe leur bulbe du bulbe principal; on coupe sa tige a la hauteur de sept ä liuit pouccsau-dessus du bulbe, et, aprös avoir creuse un trou convenable, on y coucbe obliquement le jeuneplant, que l’on recouvre de terre en n’en' laissant dehors qu’environ deux pouces de long; un anapres, et quelquefois moins, on recolte le regime mür ; la plante perit alors, mais eile est entourecde plusieurs rejetons qui lui succfedent, et ainsi de suite. Mais, dans nos climats, le Bananier ne peuts’elever qu’en serre chaude.
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2. I1ELIC0N1A. Linne . (Bihai.!
Perianthe ä deux divisions profondes, rinferieure simple, canaliculee, la superieure subdivisec entrois Iobes, dont les deux Iateraux etroits, couehes sur le dos du lobe moyen, qui est plus large etcanalicule; six etamines, dont une, avortee, reduite ä un filet tres-eourt; style filiforme, courbe ausommet; fruit capsulaire, oblong, trigone, ä trois loges monospermes.
Ces plantes ont les plus grands rapports avec les ßananiers: les feuilles de l’une d’entre elles ontplus d’un metre de longueur, et ser.vent, aux Antilles , ä couvrir les habitations.
Perianthe tres-long, ä quatre divisions, l’inferieure large; six etamines tres-longues, recourbeesau sommet; style tres-long, subeylindrique; trois stigmates bidentes, connivents; fruit capsulaire,coriace, 4 trois loges renfermant plusieurs g-rainea munies d’une arille bleue.