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11IST0IRE NATURELLE.
de leurs rhizomes, c’est de renfermer une grande quantite de fecule qui peut servil 1 ä l’alimentationlorsqu’on Ta debarrassee par le lavage des principes amers qui s’y trouvent meles. Cette fecule estaussi tres-abondante dans les graines. Quelques Nympheacees sont usitees en medecine. Enfin, labeaute de leurs fleurs les a fait rechercber dans les jardins pour l’ornement des bassins, et leur cul-lure est aujourd’hui ä la mode; mais les soins et les depenses qu’elle exige en font le privilege exelu-sif de quelques riches amateurs ou des grands etablisscments.
1. NYMPHiEA. Smitb. (Nenuphar.)
Calice ä quatre sepales lanceoles, colores ä la face interne, caducs. Corolle de seize ä dix-huit pe-tales lanceoles, disposes sur plusieurs rangs, les exterieurs egalant le calice, les interieurs insensi-blement plus petits etportant superieurement une anthere plus ou mcins developpee. Fruit enchässedans un disque persistant et portant les cicatrices qui resultent de la cbute des etamines et despetales.
Le Nenuphar blanc ou Lis des marais ( N . alba, L.), ainsi appele de la couleur de ses fleurs, estsans contredit la plus belle plante aquatique de l’Europe; il se trouve abondamment en France , ä lasurface des etangs et des rivieres. Son rhizome charnu, appelG vulgairement racine, renferme unetres-forte proportion de fecule amylacee, unie ä un principe un peu äcre et narcotique; on s’en sertpeu aujourd’hui. Les fleurs sont legerement aromatiques, et paraissent posseder une vertu narcoti-que et sedative; on en prepare le sirop de nymphsea. Le Nenuphar jouissait autrefois d’une grandereputation comme antiaphrodisiaque; on l’administrait aux cenobites; et, bien que le resultat voulune fbt pas atteint, on n’en continuait pas moins l’usage de cette plante. Cette reputation est com-pletement tombee aujourd’hui, et le Nenuphar n’est guere plus considere que comme ce qu’il est enrealite, une belle plante qui fait le plus riebe ornement des bassins et des pieces d’eau. Sa cultureest facile; il suffit de jeter dans ces bassins des graines qui ont atteint leur maturite ou des portionsde rhizome fraichement arrachties. Ses fleurs se ferment et se plongent dans l’eau au coucher du so-leil; eiles en sortent et s’epanouissent de nouveau lorsque cet astre reparalt sur l’horizon. C’est pourcela sans doute que les anciens l’avaient eonsacre au soleil; il est frequemment figure sur les monu-ments de l’antiquite. On represenle souvent Horus ou le soleil, ainsi que les dieux indiens, assis sursa fieur, qui couronnait aussi le front d'Osyris. Ne serait-ce pas lä aussi un embleme du mondesorti des eaux? Quoi qu’il en soit, Pline a observe et parfaitement decrit ce phenomene.
Le developpement des feuilles du Nenuphar, au printemps, est, d’apres quelques auteurs, le signele plus assure du retour de la chaleur et de la duree constante des beaux jours. Par la disparidon deses feuilles, en automne, on peut aussi conjecturer l’arrivee plus ou moins tardive des gelees, etmeme la longueur de l’hiver.
2. NUPHAR. Smith.
Calice ä cinq sepales ovales, arrondis, persistants. Corolle de dix ä douze petales obovales, beau-coup plus courts que le calice, epais, ebarnus, disposes sur deux rangs, presentantä la face internedes saillies longitudinales correspondant ä des lobes d’anthfire. Fruit libre, n’offrant de cicatricesqu’au-dessous de sa base.
Le Nenuphar jaune (/V. lutea, Smith, Nymplicea lutea, L.) se trouve dans les memes lieux que leprecedent, jouit des memes proprietes et s’emploie dans les memes circonstances. R est surtout facileä distinguer par la couleur jaune de ses fleurs. Ses rhizomes contiennent une grande quantite de fe-cule, et De Candolle dit qu’en Suede , dans les temps de disette, on l’ajoute*ä la päte du pain.
o. VICTORIA. Lindley.
Calice ä lube adherent, campanule, ä limbe divise en quatre lobes colores interieurement. Corolleä petales nombreux, disposes sur plusieurs rangs, les exterieurs etales et tres-grands, les interieurscourbes en dedans et bien plus petits. Etamines nombreuses, sur plusieurs rangs, ä filet petalo'ide et