BOTANIQUE. . 199
ä deux loges lineaires; les interieures steriles. Ovaire adherent, ä loges nombreuses, pluriovulees.Stigmates disposes en cercle. Fruit charnu, globuleux, herisse depiqnants.
La Victoria regia , Lind., est une magnifique plante, dccouverte, a quelques annees d’intervalle,dans les grands fleuves de la Guyane et du Besil, par MM. Bonpland et d’Orbigny, et dedieeä la reined’Angleterre. Ses feuilles rondes, peltees, de un ä deux metres de diametre, flottent ä la surface del’eau, au-dessus de laquelle s’elevent de superbes ileurs larges de trois decimetres, blanches, avec lecentre purpurin. Ses graines sont bonnes ä manger röties comme celles du Mais; d’oii le nom de Maisd’eau, donne ä ces plantes par les Guaranis.
4. NELUMBIUM. Jussieu. (Nelumdo.)
Calice ä quatre sepales libres, tombants. Corolle ä petales nombreux, oblongs, etales, disposes surplusieurs rangs. Etamines nombreuses, ä fdetprolonge au-dessus de l’anthere en un petit appendice.Pistils nombreux, loges dans les alveoles d’un receptacle tres-dilate. Ovaire libre. Style court. Stig-mate pelte. Fruit compose de petites noix monospermes, logees egalement dans les alveoles du re-ceptacle qui s’est beaucoup accru.
Le Nelumbo brillant ( N. speciosum, Willd.) est une magnifique plante qui croit dans les lacs etdans les eaux un peu courantes des parties chaudes de l’Asie . Ses fleurs, blanches ou roses, figu-rent parmi les plus heiles et les plus grandes du regne vegetal; leur diametre atteint trois decimetres;eiles ressemblent ä de grandes fleurs de Magnolia et ont une odeur d’anis. Les fruits, semblables äune noisette, sont alimentaires dans une partie de l’Asie ; on les emploie aussi en medecine. Lesgraines ont un goüt d’amande tres-agreable; les Egyptiens eh faisaient du pain. Le rhizome entraitaussi dans leur alimentation; on l’emploie aujourd’hui comme diuretique et adoucissant. Enfin, onconsidere ses petales comme astringents, et on les emploie de la meme maniöre que les petales deroses rouges en Europe. Le Nelumbo etait la plante sacree des Egyptiens , et c’est ä lui qu’il fautrapporter probablement ce que plusieurs auteurs disent du Nymphea ; c’est leur Faba JEgyptiaca,et le Lis du Nil qu’Herodote dit semblable aux roses. C’est aussi, d’apres plusieurs savants, l’une