20 HISTOIRE NATURELLE.
nourrir, rnais il produit aussi dans les organes une excitation indispensable ä la vie; quand il'serend aux organes, il est d’un rouge vermillon : c’est le sang arteriel; quand il en sort, il a perduune partie de ses qualites, et est d’un noir rougeätre : e’est le sang veineax, qui a besoin de recevoirpar les poumons, par l’intermediaire des tracliees ou simplement ä travers la peau, Faclion de Fairpar l’acte de la respiration pour reprendre sa premiere forme.
Fig. 12. — Cceur liumain. (Coupemontrant l inlerieur.)
i
r«
Fig. 15. — Coeur et poumons liumains.(En place el montrant Pexterieur.)
Fig. 14.— Coeur de Poisson. (Coupemontrant Tinterieur.)
Le sang est repandu assez uniformement dans tous les tissus des animaux inferieurs: il occupeles lacunes qui se trouvent entre les organes, et n’offre que des mouvements irreguliers et lents;dans les animaux plus eleves, il presente une verkable circulation, est mü par un organe d’impul-sion dirigeant le coeur; et dans les Vertebresau moins,ilsemeut dans des canauxqui portent le nom devaisseaux, et en particulier ceux d 'arteres, quand ils sont centrifuges, c’est-ä-dire allant du coeuraux diverses parties du corps, et de veines, quand ils sont centripetes, c’est-ü-dire se dirigeant desorganes au coeur. Les arteres vont en se subdivisant ä l’infini, car elles doivent porter partout le fluidenourricier; les veines, au contraire, deviennent de moins en moins nombreuses plus elles se rap-prochent du coeur; et tous deux se reunissent et forment un cercle complet au moyen des vaisseauxcapiUaires. Dans les etres oii le sang se renouvelle dans le poumon, la circulation est double : cettecirculation pulmonaire est ce que Fon nomine petke circulation, tandis que la circulation propre-ment dite s’appelle grande circulation. Le coeur, dans Fetre le plus complet, est löge dans le thoraxou cavite de la poitrine; il est enveloppe dans une double membrane ou pericarde, et place entreles poumons: c’est un muscle creux partage par une cloison verticale en deux moities formantcbacune deux cavites placces l’une au-dessus de l’autre et que Fon riomm eventricule et oreillette.Les vaisseaux sanguins communiquent au coeur par un petit nombre de gros troncs: ils sont formesd’une tuniquc interne, presque sereuse, se continuant avec celle du cceur; une lunique moyenne,'elastique, se remarquant dans les arteres, et enfin, plus superficiellement, d’une tunique externe,cellulaire, beaucoup plus developpee dans les arteres que dans les veines. Les divers vaisseaux quise trouvent dans le corps portent des noms particuliers, parfois dus aux organes qu’ils traversent;mais nous ne pouvons ni indiquer ces diverses denominations ni decrire leur parcours; nous nepouvons pas non plus faire connaitre le mecanisme physiologique de la circulation, car cela nousentrainerait trop loin; nous nous bornerons ä dire : que les cavites du coeur, se resserrant et s’agran-dissant alternativement, poussent le sang dans les vaisseaux avec lesquels elles communiquent, etqu’ellesle recoivent de nouveau apres son passage ä travers le poumon; que l’elasticite des arteresetablit une circulation continue; que le mouvement de la circulation peut elre ralenti par l’actiondes valvules ou sortes de soupapes que Fon trouve dans les vaisseaux, etc.
Jetons un rapide coup d’oeil sur la circulation dans la Serie des animaux. Cette circulation estcomplete dans les Mammiferes et les Oiseaux, et se fait de la meme maniere que chez FHomme; dansles Reptiles , une partie du sang veineux se mele au sang arteriel avant de se transporter au poumon;dans les Poissons , le coeur n’a plus que deux cavites, et 1c sang veineux s’y rend seul, mais il y