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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MINERALOGIE . - PROPIUETES GENERALES. 177

repulsions sur les corps legers et librement suspendus dans l’espace, et qüi se developpent par lefrottement, la pression, lecontact de certains corps, la cbaleur, etc.; mais les cristaux electriquessont eeux qui conservent 1 electrieitc sans etre isoles. Les uns s’electrisent vitreusement ou resineu-sement par le frottement; les autres jouissent de la double electricite ou de la Polarisation, et cesderniers phenomenes, surtout remarquables dans la Tourmaline , ont une relation constante avecles circonstances cristallographiques. Outre cela, beaucoup de substances brutes sont de bons con-ducteurs de l’electricite : telles sont les Resines, taiidis qu’il en est tout le contraire pour le Verre.La Topaze etle Spath d’Islande sonttres-electriques; d’autres mineraux le sont moins, et un Instru-ment construit par la Pbysique, I’electrometre, peut mesurer leur degre d’electricite.

Le Fer oxydule seul est magnetiqne; il attire l’aiguille aimantee dans un sens et la repousse dansl’autre, la limaille de Fer s’altache habituellement ä sa surface sous la forme d’aigreites divergentes,et c’est lui-meme un aimant proprement dit s’il a la faculte de se diriger suivant la ligne du Nordau Sud. Un petit nombre d’autres mineraux ont la propriete, soit de faire mouvoir l’aiguilleaima.nlee, soit de l’attirer fortement, soit d’etre eux-mömes attirables ä l’aimant. Mais ces par-ticularites, n’etant propres qu’ä quelques corps, nedonnent pas de caracteres tres-etendus en Mine-ralogie .

La phosphorescence, qui se montre par des lueurs plus ou moins vives de diverses couleursqu’on apercoit dansl’obscurite, est manifeste dans un certain nombre de mineraux, et semble serap-porter ä quelque propriete electrique. La phosphorescence peut dtre produite : I" par le frottement,eomme pour le Sulfure de Zinc; 2° par la percussion, de merae que dansle Feldspath , et 3° par l’ac-tion de la cbaleur, comme dans la Chaux fluatee surtout, qui, reduite en poudre et placee sur unepelle rouge, donne de tres-belles nuances phosphorescentes.

L'etat d’humidite du milieu ambiant, et surtout de l’atmosphere, exerce sur divers mineraux,surtout sur certains sels, une action assez grande, et qui denote des proprietes speciales. C’est ainsique 'la deliquescence, c’est-ä-dire l’action d’attirer l’humidite et de devenir presque liquide, se re-marque dans le Sei marin, qui, en consequence, est eminemment deliqueseent; et que Yefßores-cence, ou cette faculte de pouvoir tomber en poussiere, parfois en perdant l’eau qui entre dans lecorps, parfois sans cbanger de composition chimique, et probablement par un simple changementde forme cristalline, a lieu pour un grand nombre de sels, qui sont efflorescents.

Les proprietes cliimiques des mineraux sont des plus importantes ä etudier, car elles donnent lacomposition elle-meme du corps brut. Les moyens employes pour les manifester, tout en etant en-core du domaine de la Mineralogie, tendent ä rentrer de plus en plus dans celui de la Chimie , carc’est ä cette derniere science que les moyens d’investigation, et souyent aussi les procedes d’experi-mentation doivent etre empruntes. Des essais divers doivent dtre tentes : on doit voir si le mineralest attaquable ou non par les acides, s’il est fusible ä un faible degre ou ä une forte temperature, etc.,et de ces particularites, ainsi que de quelques autres regles, on est amene ä en deduirela composi-tion, au moins approximativement, sinon completemcnt. L’action des acides est presque toujours re-duite ä celle des acides azotique (nitrique) etsulfurique, parceque lesdifferents effetsqu’ils produisentsur les mineraux sont assez -varies pour procurer d’excellents caracteres distinctifs. En effet, ceuxqu’ils peuvent attaquer ou dissoudre le sont lentement ou sans efferveseence, quelquefois aveccffirveseenee tardive, souvent avec bouillonnement subit et prolonge; certains colorent la liqueur,et d’autres enfin s’y convertissent en gelee passagere ou permanente. Quelques autres reactifschi-miques peuvent etre employes. L’action du chalumeau, Fun des instruments le plus ordinairementemployes dans les essais mineralogiques, mais que nous ne pouvons decrire, donne des caracteresdes plus importants, et surtout l’indication du degre de fusibilite des mineraux : ces derniers sontrefractaires ou tout ä fait infusibles quand le feu du chalumeau ne peut pas meme emousser leursaretes; ils peuvent se couvrir d’une espece d’enduit ou de vernis; se fondre en verre, en email, ouse reduire en scorie; ne se fondre qu’apres avoir augmente de volume et s’etre boursoufles avecou sans bruit; se reduire en bouton metallique, avec ou sans odeur ou fumee; se volatiliser en toutou en partie; ils peuvent colorer le verre de borax, ou s’y dissoudre avec ou sans efflorescence, etc.La chaleur n’emprunte pas seulement au chalumeau ses moyens d’action; car dans les essais decegenre on peut aussi employer le feu tout naturel des charbons ardents, qui suffit pour fondrecertains mineraux, et deceler, par exemple l’existence du nitre, du soufre, du borax, de la cbauxz. .23