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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HISTOIRE NATURELLE.

Quelquefois ces deux sortes de terrains ge trouvent isolement, mais souvent aussi ils sont entre-mßles les uns avec lesautres, et les premiers eprouventpar l'action des seconds des transformationsconsiderables, constituanl ce que Ton a indique pendant longtemps sous le nom de terrains detransition.

Ces couches ont ete formees successivement en une longue suite de siecles, et ne peuvent etre leresuliat d'une seule creation ou d’une solidification instantanee. Ces couches se voient tres-manifes-tement dans les roches d’origine aqueuse qui se presentent en masses toujours comme feuilleteesou plutöt stratifiees, quoique les strates soient le plus liabituellement plus ou moins brisees etpresque constamment deplacees, et elles renferment pour la plupart des debris organiques de vege-taux ou d’animaux ayant. vecu ä diverses epoques et dont les formes se rapprochent de plus en plusde ceux actuellement existants, que Ton se rapproche aussi de plus en plus des couches les plus re-eentes du globe. Pour les roches ignees, on reconnait aussi leur Formation successive par les carac-teres particuliers qu’elles presentent et les inodifications qu’elles ont souvent fait eprouver au sol,ä divers niveaux, quand elles s’echappaient du centre du globe pour se repandre ä l’exterieur. Lesroches stratifiees, avons-nous di.t, sont celles qui se divisent en couches plus ou moins epaisses,qu’on appelle strates: ces couches, de formes irregulieres et de nature differente, sont placees äcöte ou au-dessus les unes des autres d’une maniere variable, sans que toutefois 1’ordre dessuper-positions se trouve interverti; quand les strates sont superposees parallelement entre elles commeles feuilles d’un livre, la st?'atification s’appelle concordante: eile prend le nom de discordante oude transgressive dans le cas contraire, c’est-ä-dire quand le paralleiisme n’existe pas: une couchepeut etre subordonnee ä une autre quand eile s’y est intercalee. Pour les roches non stratifiees, iln’y a plus de regles semblables ä suivre.

Nous avons explique les divers phenomenes auxquels sont dues probablement les diverses forma-tions du sol; aussi nous n’y reviendrons pas : disons seulement que les faits qui ont principalementle plus contribue ä modifier la surface du globe sont les soulevements, les emissions de matieresignees et la production de depots sedimentaires formes par couches regulieres dans le sein des eauxet provenant le plus ordinairement de la desagregation ou de la trituration de toutes sortes deroches preexistanles. Ajoutons que ces trois sortes de phenomenes ont toujours marche de front etsimullanement pendant la longue serie des äges geologiques, mais que l’intensite de leur actiousemble avoir diminue ä mesure que l’on s’approche de l’epoque actuelle, quoiqu’elle n’ait pascesse d’agir.

Pour faire connaxtre d’une maniere generale les divers terrains qui constiluent le sol, nous commen-cerons par indiquer les diverses couches stratifiees de cristallisation ignee et de Sediments, et ce n’estqu’ensuite que nous parlerons de divers produits volcaniques. En effet, ces couches stratifiees affec-tent entre elles un certain ordre constant de Superposition, c’est-ä-dire que celles qui sont supe-rieures sur un point ne deviennent pas inferieures sur un autre, et que chaque formation indepen-dante se distingue decelle qui la precede ou qui la suit par des caracteres particuliers qui lui sontpropres: leur äge relatif est indique par 1’ordre de Superposition.Toutefois il ne faut pas croire quedans un lieu donne du globe on puisse retrouver toutes les couches que nous allons successivementindiquer, car ces couches ont eprouve des bouleversements nombreux, certaines causes ont, dansdivers endroits, enleve des couches entieres, de teile sorte que des formations recentes peuvent setrouver sur des couches tres-anciennes et sans intermediaires. La serie complete des terrains ne sevoit donc meme jamais dans la nature, et ce n’est qu’en combinant les observations recueillies endiverses contrees qu’on a pu etablir le tableau fictif de tous les terrains places dans leur ordre decreation.

Faisons encore remarquer que, dans les couches qui forment la croüte terrestre, une tres-grandepartie denotre planete, et surtout son interieur, est composee d’une rnasse incandescente et liquiderenfermant, outre les roches actuellement connues, probablement des substances que nous nepouvons soupeonner, et aussi le principe des phenomenes magnetiques represente par un aimantdes plus puissants. La se trouve encore la region souterraine des agents volcaniques actuels; puisdes terrains inaccessibles que le refroidissement planetaire a formes ä l’interieur de l’ecorce ter-resfro, et de haut en bas, pendant la duree des periodes sedimentaires. Terminons en faisant remar-quer que beaucoup de roches, racrae tres-etendues, n’ont pas ete deposees avec la nature qu’elles