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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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«V.

252 UISTOIRE NATURELLE.

Les Basques eux-memes, par leur contact avec les derniers Celles, avec les Cantabres et les Laiins,donnerent naissance ä trois peuples du midi de l’Europe: les Iberes, d'Espagne ; les Aqiiitains,äe laGaule meridionale, qui, en s’etendant plus tard vers leNord, prirent lenom de Fascores; et les Ligures,de 1’Italie, qui, tout en devenant Italiens par lasuite, n’en presentent pas moins le cachet originairede leur type primaire. Les Iberes s’etendirent dans toute la peninsule qui porte leur nom; ils semelangerent aux Romains, auxGoths, puis surtout aux Sarrasins, nouvelles hordes arabes venues del’Asie , et qui, s’emparant de presque tout leur pays, le dominerent assez longtemps, s’etendirentdans le midi de l’Europe, surtout en Gaule , et furent enfin rejetees dans leur propre patrie; et c’estainsi que ces Iberes donnerent le jour aux Espagnols actuels, dont se sont separes les Lusitaniensou Porlugais. Ces deux peuples forment aujourd’hui deux royaumes distincts : le Portugal et l’Es-pägne, et ce dernier fut longtemps partage en plusieurs. Chacun d’eux a une langue ecrite, une poesiecommune oü l’on retrouve les idees arabes, et Tun comme l’autreont ete remarquables par leur geriiechevaleresque et conquerant. L’Espagne , jadis essentiellement maritime, eut avant les aulres peuplesde l’Europe de nombreux vaisseaux, de celebres et liardis marins, et c’est ä eile que l’on doit la de-couverte de TAmerique; eile fut conquerante sous Charles-Quint , et posseda un empire europeen aumoins aussi considerable que ceux de Charlemagne et de Napoleon : mais la decadencearriva bientot,’de vastes colonies lointaines, qui avaient enrichi la mere-patrie, se detacherent violemment de lametropole, et ce n’est guere qu’a notre epoque que l'on vit la nation espagnole, oubliant Ses revo-lutions interieures journalieres, reprendre enfin sa force dans une juste guerre contre leursanciensoppresseurs et leurs peres, les Arabes; mais cette fois ce fut l'Europe qui alla en Afrique, ä Tanger ,et non l’Afrique qui vint en Europe , et aussi la civilisation fut du cöte des vainqueurs, car on doitdire que jadis, lors surtout de Tinvasion des Sarrasins mahometans, ces peuples apporterent uneriebe poesie, des Sciences et une medecine avancee, des arts arcbitecturaux remarquables, etc.,dont surent profiter les Iberes dans Tenfance, et qu’en 1800 les Africains avaient perdu tous cesavantages pour ne conserver qu’une force brutale. Les Espagnols et les Porlugais ont embrasse lecatbolicisme pur, mais ils Pont fait avec une intolerance peut-etre plus forte qu’ä Rome meme : etc’est dans la peninsule iberique que les persecutions religieuses les plus rigoureuses ont eu lieu,c’est lä que l’inquisition a surtout regne dans toute son horrible puissanee.

Malgre tous les melanges de peuples que nous venons de signaler, une partie des Basques n’enpersiste pas moins actuellement avec presque tous ses premiers caracteres : c’est dans la hauteebaine des Pyrenees qu’elle s’est perpetuee intacte et qu’on peut la retrouver.

Ces divers peuples, lberiens et Basques , ont encore dans leurs descendants les caracteres des Arabeslibyens. La couleur brunätre de la peau a predomine en general; une grande taille est restee, sur-tout chez les Basques; une barbe epaisse et une chevelure d’un noir profond : une souplesse et uneagilite remarquables desmembres seretrouvent encore, et Ton pourrait voir aussi d’autres carac-teres physiques communs aux Espagno-Portugais et aux Maures africains . Sobres, braves, passionnes,vindicatifs, ces peuples ont aussi retenu dans leurs moeurs ces instincts sanguinaires des Africains,les combats de taureaux qu’ils recherchent avec tant d’avidite, les executions ä mort qu’ils aimentvoir, et les vengeances individuelles quelquefois si terribles. L’agriculture n’a pas ete en honneurchez eux; ainsi trouve-t-on en Espagne d’immenses pays inculles que l’industrie tend aujourd’hui äutiliser, et n’a-t-on longtemps cultive que les terres qui, par leur richesse, produisaient presqueseules. Les femmes y ont une beaute partiouliere, surtout dans l’Andalousie , oü il reste peut-etreplus de sang mahometan que partout ailleurs: elles aiment et sont aimees avec une immense pas-sion, etsavent se vengerde tout outrage avec un courage que l’on ne retrouve que dans les femmesdes pays meridionaux,

La famille atlantiqtje, troisieme subdivision du rameau semitique , a ete' ainsi nommee parcequ’elle renferme les Atlantes, peuple eteint; mais il semblerait qu’en outre eile comprend aussi despeuples aujourd’hui existants, et surtout les anciens Egyptiens . .

Les Atlantes habitaient surtout un pays jadis eite dans les temps mythologiques, TAtlantide, con-tinent ou vaste ile qui dut s’abimer dans quelques-unes des revolutions geologiques qui changerentjadis la face de la terre. Les Atlantes, plus connus sous le nom de Guanches (fds de l’Homme),avaient coloniseles iles Canaries, oü ils furent detruits par les Iberes ou les anciens Espagnols , et

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