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HISTOIRE NATURELLE.
la plus grande veneration pour certains oiseaux qui leur servent d’augures, et ont des pretres qu’ilsnomment Datons. A la mort de leurs chefs ils tuent des esclaves.
Ges peuplades ont la plus complete analogie de rapports physiques et de moeurs avec les peuplesrepandus dans les iles de l’ocean Pacifique. Presque partout ils se trouvent avec des Malais, avecdes Chinois, des Europeens , leur sont presque toujours soumis, et quelquefois meme se sont me-langes avec eux.
(i Peut-etre, dit Lesson, faut-il placer parmi les Dayaks les Bugis ou Bouglis des Celebes, de Daliet de Ternate, dont le cräne a offert ä Blumenbach la plus grande similitude avec la tete mongole.Les Battas ou Biadjous, anthropophages de Sumatra ; les Orangs-Matawis, des iles Pegglis; lesHaraforas ou Orangs-Benona, ä peau jaune, et idolätres, de la presqu’ile de Malacca ; les Samangs,des plateaux interieurs; les Araforas, musulmans, de Bourou et de Ceram. Quant aux Alfourousdes Celebes, ils sont bien de veritables Dayaks, d’un jaune clair et semblables aux Oce'aniens. »Enfin nous pourrions nommer un assez grand nombre d’autres hordes plus ou moins sauvages,qui se rapprochent, si elles ne rentrent meme pas dans la famille que nous etudions.
La troisieme et derniere division du rameau mongolique insulaire est la fasiille oceanienne deLesson, repondant ä la famille tabouenne de d’Omalius d’IIalloy, ä la rctce oceanique de Desmoulins;ä VHomo neptunianus occidentalis de Bory, et ä la race polynesienne de Dumont d’Urville, quicomprend des types assez differents les uns des autres dans leurs details, quoique assez homogenesdans leur ensemble, et qui renferme les insulaires de la Polynesie .
Les Oceaniens, qui dans leur patrie se dönnent entre eux le nom de Kanasks, ont tous conservele souvenir d’un peuple considerable, dont ils seraient des colonies formees ä des epoques excessi-vement eloignees. L’isolement dans lequel les diverses populations, semees dans des archipels cir—conscrils, ont vecu depuis des siecles, n’a modifie que tres-legerement leur pbysique, leurs croyancesct leurs langues, mais au fond la plus complete analogie se fait remarquer entre elles. D’apresBory de Saint-Vincent, cette famille parait s’etre separee de la malaise, si toutefois eile n’eut pasun berceau Continental different, avant la connaissance des metaux, «La Nouvelle-Zelande,oüsontdes monts fort eleves, et qui dut saillir au-dessus des mers quand la Nouvelle-Hollande etait encoreinondee, nous semblerait etre, dit-il, le lieu dont eile sortit pour s’etendre vers leNord et dans lesarchipels'de l’ocean Pacifique que n’occupent pas des Melaniens, des Papous ou meme des Siniqueset des Hindous, qui ont aussi penetre dans quelques parties de l'Oceanique Le meridien de la Nou-velle-Zelande (Tasmanie), qui passe ä peu pres entre les iles Fidji et cellesdont Touga-Tabou est laplus grande, formerait sa limite occidentale; ainsi les iles Malgraves, Sandwich (Hawai ), des Mar-quises (Noukahiva), de la Societe (Taiti ), des Amis et meme l’ile de Päques, seraient exclusivernentpeuplees par les memes Hommes.»
Cliez les Ocean iens on remarque une plus haute stature que chez les Malais; des formesmasculinesherculeennes; une peau plus jaunätre et moins foncee encouleur, quoique variable dans ses teinles;la tete est helle, mais ave» des traits un peu gros; l’oreille est naturellement petite; les yeux sont äfleurde tete,abrites sous d’epais sourcils; le nez est gros au bout, älarges ailes; les levres sont grosses;les cheveuxsont toujours plats, assez courts et fins; en general la barben’estpastres-fournie; enfinles pieds sont gros et les jambes fortes, tandis que ces parties sont elegamment proportionnees chezles Malais, et qu’elles sont, au contraire, tres-greles chez les Melaniens et chez les Australiens. Danscette famille les hommes sont mieux faits que les femmes: les charmes de ces dernieres furentneanmoins trop celebres peut-etre par les premiers marins qui aborderent sur leurs iles, quoiqueEon doive induire des observations des voyageurs modernes qu’elles sont assez jolies, avec cepen-dant. quelque chose de grossier dans les traits : leurs pieds sont plats et communs, mais les formesdu roste de leur corps, des hanches et des epaules, surtout chez les jeunes Lilles , sont parfaites;leur gorge surtout est exactement hemispherique, bien placee et des plus fermes, ce qui etablit uncaractere qu’on ne retrouve guere que chez les Caucasiennes et les Hindoues ; enfin dans la plupartdes iles elles sont d’une extreme proprete et aiment beaucoup ä se baigner.
Ces peuples reconnaissent, comme les Dayaks, un dieu principal, ouvrier du monde, ayant desdivinites secondaires qui president au tonnerre, aux vents, etc.; des pretres y pratiquent des sacri-fices humains et sereservent la cervclle des victimes comme la partla plus digne d’etre Offerte a ladivinite : des pratiques superstitieuses sont souvent faites: ils se coupent les premieres phalanges