les différences entre ces diverses aunes variaient dans les limites d’un cen-timètre, tandis que l’aune de Rheinfelden différait de 7 centimètres.
Le pied de Si-Gall s’approchait du pied rhénan (139,5 lignes du pied de roi),mais il y avait trois sortes d’aunes, une pour le coton, une pour la toile et uneautre pour la laine; il y avait en outre des mesures spéciales pour Rapperschwyi,Utznach-Wesen, Sargans , Werdenberg .
h. Fribourg, il y avait pour la ville une aune de 474,3 lignes de roi, mais ilexistait encore des mesures spéciales pour Romont , Estavayer, Morat , Bulle, Atta-lens.
A côté du pied de Zurich , il y avait des mesures pour Winterthur et Eglisau .
Dans le Pays de Vaud on employait, outre le pied de 130 lignes du roi, vingtsortes d’aunes.
Tel était l’état des choses chez nous ; il en était de mémo eu Allemagne , enItalie et dans d’autres pays. L’annuaire du bureau des longitudes de 1832 contientun tableau comparatif de 215 sortes de longueurs pour le pied en usage à cetteépoque en Italie .
Ne peut-on pas trouver une mesure dans la nature elle-même ?
Différents projets plus ou moins pratiques ont été proposés à cet égard, à diffé-rentes époques. Par exemple, Jakob Kobel avait fait la proposition suivante danssa « Geometrey » publiée en 1583 à Francfort : « On placera seize hommes,petits et grands, à peu près dans l’ordre qu’ils ont en sortant de l’église, de ma-nière que chacun place un pied devant l’autre; cette longueur doit donner unerègle avec laquelle on pourra mesurer la terre. »
Le projet de J. F. Weidler (1727) ne présente guère plus d’exactitude; ce projetrecommandait comme étalon la distance comprise entre les deux pupilles chez unhomme fait.
En 1771, André Dohm proposa le chemin parcouru dans la première secondepar un corps qui tombe dans le vide; mais cette longueur présente le grave incon-vénient de ne pas être la même pour tous les points de la terre et de ne pas êtrefacile à déterminer directement.
A une époque moins éloignée, on a indiqué des longueurs assez curieuses. AinsiJ. B ah inet était d’avis de prendre la longueur d’une onde lumineuse à une placedéterminée du spectre, longueur qui atteint à peu près un deux-millième de milli-mètre.
En 1848, le chanoine J. A. Berchlold, de Sion , faisait la proposition de choisirle pendule diurne, c’est-à-dire la longueur d’un pendule qui emploie un jour pourune de ses oscillations ; c’est une longueur de plus d’un million de milles alle-mands.