ctoit d’appliquer tous ses foins à fortifier la confiance dûeà l’État, & qu’en corroborant ainsi le tronc de l’arbre donttoutes les branches tirent leur substance, on pouvoit lansaucun inconvénient, s’occuper de toutes les réformes & detoutes les fiipprestìons dont l’avantage feroit évident; puisquecet avantage étant rendu sensible, l'empressement des Prê-teurs ne pouvoit qu’augmenter, & l'évènement a prouvéque cette manière de voir étoit raisonnable.
Quelques Trésoriers, avant la diminution de leur nombre,& avant qu’ils eussent été mis dans la dépendance de lafinance, avoient pris des engagemens indéfinis. (Test aumilieu de ces opérations que j’ai proposé à Votre Majestéune réforme infiniment utile à fes intérêts ; & bien loin qufiien soit résulté le moindre embarras, la circulation n’en aété que plus active.
La réunion de tous les Receveurs généraux à une íèuleAdministration , la division de toutes les perceptions deDroits en trois Compagnies, opération si importante, &qu'on croyoit hérissée de difficultés à cause du renouvelle^ment des fonds; toutes ces dispositions enfin, & plusieursautres se font exécutées ponctuellement & tranquillement;cependant, d’après de vieilles maximes, remuer la Fermegénérale, changer feulement la forme des Billets & desRefcriptions, c’étoit toucher à l’arche & ébranler la confiance;assertions & prophéties que l’expérience a bien démenties ;mais comme il n'est point de prévention, lorfqu'elle estancienne, qui ne tienne à quelques motifs plus ou moinsfondés, j’ai cherché à m’en rendre raison, & voici ce quej’ai cru voir.
Quand la confiance ne peut pas être étayce par le raison^